Paul Chiasson | La Presse Canadienne

BROSSARD, Qc — Non seulement Marc Bergevin n’a pas annoncé qu’il avait accordé de nouveaux contrats au vétéran défenseur Andrei Markov et à l’attaquant Alexander Radulov dimanche, il a laissé sous-entendre que la porte allait éventuellement se fermer si les deux Russes restaient campés sur leurs positions.

Lors d’un point de presse en marge de la prolongation de contrat accordée au gardien Carey Price, le directeur général du Canadien s’est montré on ne peut plus clair dans ses intentions face à deux des piliers de l’équipe la saison dernière.

«J’ai parlé aux deux joueurs, on a fait des propositions qu’ils ont décidé de ne pas accepter pour devenir joueurs autonomes. C’est leur droit et je respecte ça. Mais en bout de ligne, si je me fie à leurs demandes, c’est impossible de ramener les deux», a fait savoir Bergevin.

Dans les propos qu’il a livrés aux journalistes, Bergevin a dit qu’il espérait toujours en venir à des ententes avec Markov et Radulov, mais pas à n’importe quel prix, dans un cas comme dans l’autre.

«J’ai clairement fait savoir (à Markov) qu’on voulait qu’il revienne, mais nous pouvons aller jusqu’à un certain point, a noté Bergevin.

«C’est sûr qu’on veut ramener Radulov à Montréal, mais pas à ses termes à lui, c’est aux termes du Canadien de Montréal, a aussi fait savoir Bergevin. C’est une décision qu’il a à prendre. S’il veut faire partie d’une bonne équipe à Montréal ou aller ailleurs, ça lui appartient. On a fait une offre qui était très, très alléchante et il a décidé d’aller sur le marché des agents libres. Ça lui appartient», a-t-il répété.

En ce qui a trait à Radulov, selon ce qu’a mentionné Bergevin, les négociations semblent avoir été ardues dès le départ.

«Lors de mes premières conversations avec l’agent d’Alex au mois de janvier, les demandes vous auraient fait tomber en bas de votre chaise. Tranquillement, il a réalisé que ce qu’il voulait avoir, ce n’était pas une réalité. Le marché, on est mieux placé pour le connaître parce qu’on se parle souvent entre directeurs généraux. C’est une chose que j’ai essayé d’expliquer à l’agent, mais dans ce cas-là, il ne voulait pas vraiment écouter. Aujourd’hui, il est encore agent libre.»

Markov et Radulov sont deux des joueurs autonomes les plus en vue toujours disponibles, plus de 24 heures après l’ouverture du marché des joueurs autonomes, samedi.

Et leur contexte est fort différent. Le premier, qui n’a pas d’agent négociateur, a donné 16 ans de sa vie au Canadien et avait laissé sous-entendre, après l’élimination de l’équipe aux mains des Rangers de New York, qu’il aimerait terminer sa carrière à Montréal. Quant à Radulov, le Canadien lui a offert d’intéressantes modalités financières pour revenir dans la LNH après un séjour de plusieurs années dans la KHL.

Lorsqu’il s’est fait demander s’il ressentait une certaine déception dans le dossier de Radulov, Bergevin y est allé d’une analogie qui a fait rigoler les journalistes.

«Il y a un an, quand personne, personne dans la LNH s’est avancé pour lui donner un contrat, le Canadien l’a fait. Un dicton en anglais dit que ‘si vous voulez de la loyauté, achetez un chien!’ Je respecte le fait qu’il est un joueur autonome et qu’il veut tester le marché. C’est correct. Les choses sont ainsi. Je n’ai aucune rancune.»

Interrogé sur la possibilité que Radulov et Markov évoluent sous d’autres cieux, Carey Price a dit souhaiter les revoir avec le Canadien.

«Je suis dans ce milieu depuis suffisamment longtemps pour savoir que les joueurs prennent des décisions en fonction de leurs familles et d’eux-mêmes. Ils ont été deux éléments importants de notre équipe l’an dernier, et j’espère qu’on puisse trouver une façon de les garder dans notre formation. Je les considère comme deux très bons amis et je serais déçu de les voir partir.»

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