Dmitri Lovetsky |The Associated Press

SAINT-PÉTERSBOURG, Russie — La répétition générale en prévision de la Coupe du monde de football est terminée pour la Russie et, sous le feu des projecteurs, elle s’en est plutôt bien tirée.

Lorsque le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est assis en compagnie du président russe Vladimir Poutine lors du match d’ouverture, le 17 juin, le pays hôte était sous le feu de la critique — dopage généralisé; racisme des amateurs et 17 décès signalés lors de la construction des stades de la Coupe du monde.

Mais au moment de la finale dimanche, l’équipe allemande sacrée championne a émis des commentaires élogieux. Le capitaine Julian Draxler a écrit une lettre ouverte aux partisans russes disant: «La Russie a passé le test haut la main», et l’entraîneur Joachim Löw s’est lui aussi montré élogieux.

«Merci beaucoup à la Russie, je pense qu’ils ont été d’excellents hôtes, a déclaré Löw après la victoire de 1-0 de son équipe contre le Chili en finale, dimanche. Dans les différentes villes où nous avons joué, et dans les stades, nous avons bénéficié d’excellentes conditions. Ce tournoi a été brillamment organisé et nous avons rencontré des personnes exceptionnelles, ce qui est très important aussi.»

Ce n’était pas difficile pour les villes hôtes — Moscou, Saint-Pétersbourg, Sotchi et Kazan — de surpasser la dernière Coupe des confédérations compte tenu, qu’en 2013, les policiers brésiliens avaient utilisé du gaz lacrymogène contre les manifestants à l’extérieur des stades.

L’année prochaine, la tâche s’annonce plus difficile, avec sept autres villes et beaucoup plus de partisans étrangers. La Russie prévoit un million de visiteurs pendant la Coupe du monde, comparativement à 27 000 étrangers qui ont acheté des billets pour la Coupe des confédérations selon la FIFA.

La Russie souhaite se montrer au monde sous son meilleur jour, avec des partisans bien élevés, et non pas des voyous violents comme ceux qui ont envahi Marseille lors du championnat d’Europe l’an dernier.

Les applaudissement sont pratiquement une question de politique gouvernementale.

«Nous avons prouvé que la Russie est un pays de football, a déclaré le vice-premier ministre Vitaly Mutko à l’agence de presse russe Tass, dimanche. La finale a atteint un haut niveau d’organisation, le tournoi aussi et les amateurs ont apporté leur soutien de façon exemplaire.»

Avec la décision du gouvernement d’exiger une carte d’identité du partisan pour assister à un match, la Russie a pu contrôler l’atmosphère dans les stades. Les autorités ont interdit l’accès non seulement aux amateurs condamnés de désordre public, mais aussi aux personnes ayant des liens avec les groupes «ultras» des clubs russes, dont plusieurs ont insisté sur le fait qu’ils n’étaient pas des fauteurs de troubles.

Les foules présentes à la Coupe des confédérations ont affiché une ambiance bon enfant, même si elles se sont rarement impliquées lorsque la Russie ne jouait pas. On a vu beaucoup de familles locales les jours de congé, plus enthousiastes à imiter les vagues mexicaines que d’encourager les joueurs ou de pester contre l’arbitre. Les matchs ont systématiquement commencé avec un stade à moitié rempli, pour se remplir une fois que les retardataires avaient franchi les contrôles de sécurité ou quitté les kiosques de concession alimentaire.

Il n’y a pas eu non plus d’incidents racistes lors des matchs, malgré leur prévalence dans la ligue russe ces dernières années.

En prévision du tournoi, la Russie a recruté environ 5500 bénévoles, en grande partie des étudiants universitaires, qui ont guidé les amateurs autour des sites, malgré leur anglais parfois limité. Les transports, y compris les «trains des amateurs» gratuits entre les villes hôtes, ont également bien fonctionné.

Il y a bien eu quelques problèmes d’organisation pour les équipes, le Cameroun se plaignant notamment du temps perdu dans les bouchons de circulation. Le temps froid et humide à Moscou et à Saint-Pétersbourg ont aussi incité les équipes à s’assurer au plus vite des quelques bases d’entraînement dans le sud plus ensoleillé de la Russie pour la Coupe du monde de l’année prochaine.

Outre la Russie, la FIFA a souvent semblé sous observation. Le déploiement de son système controversé d’arbitrage vidéo a donné lieu à des fautes évidentes qui n’ont pas été corrigées et on peut lui décerner un carton jaune.

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