BRISBANE, Australie — Manny Pacquiao avait déjé quitté Brisbane sans en dire beaucoup tandis que les critiques à l’endroit de l’arbitre et des juges du championnat du monde des mi-moyens de la World Boxing Organization (WBO) pleuvaient toujours sur les médais sociaux.

Dimanche, Jeff Horn a été sacré vainqueur par décision unanime de ce duel, une décision qui a surpris le monde de la boxe. Les trois juges ont concédé le combat à Horn. Le pointage de l’Américaine Waleska Roldan 117-111 s’est attiré le plus de critiques. Son compatriote Chris Flores et l’Argentin Ramon Cerdan ont vu un combat plus serré, à 115-113.

Certains ont qualifié cette décision de vol et ont remis en question l’intégrité du sport.

Horn, un ex-enseignant de 29 ans à qui bien peu d’experts accordaient des chances de battre celui qui a été 11 fois champion du monde, a été honoré par ses partisans et les politiciens de sa ville natale, lundi, et il ne portait pas trop attention aux critiques, dont les premières ont été lancées quelques minutes après sa victoire à la «Bataille de Brisbane», lors de l’entrevue d’après-combat, sur le ring.

«Il y aura toujours des gens pour dire que j’ai été chanceux. Il y aura toujours des gens pour dire que je n’ai pas gagné ce combat, mais je me sens comme si je l’ai gagné, a déclaré Horn, maintenant invaincu en 18 combats chez les professionnels. Tout le monde a droit à son opinion. Je suis certain avoir gagné plus de partisans que j’en ai perdu.»

Pacquiao n’a pas participé à la conférence d’après-combat, son camp indiquant qu’il avait besoin de recevoir des points de suture aux deux coupures subies à la tête. Il a aussi refusé les demandes d’entrevues dans le vestiaire.

Sur le ring, il a déclaré qu’il se devait de respecter la décision, précisant qu’il avait une clause de revanche à son contrat. Il a plus tard déclaré à une chaîne d’informations philippine qu’il était certain de l’avoir remporté. Ses entraîneurs ont critiqué l’arbitre pour ne pas avoir sévi davantage sur les coups de têtes et nombreux accrochages. Ils ont également souligné que les statistiques démontrent que Pacquiao a lancé deux fois plus de coups.

Selon le promoteur Bob Arum, de Top Rank, il s’agissait d’un combat serré, qui aurait pu aller des deux côtés.

«Il y a eu quelques rounds très serrés, mais vous ne pouvez pas critiquer le résultat, a-t-il noté après le combat. J’ai donné plusieurs des premiers rounds à Jeff. Puis, j’ai trouvé que Manny était revenu dans le combat au milieu. Le 12e, Jeff l’a clairement gagné. Si vous donnez le 11e à Manny, vous avez un combat nul. Si vous le donnez à Jeff, c’est 7-5.»

Pacquiao, 38 ans, a eu l’occasion de passer le K.-O. à l’Australien au neuvième, alors que ce dernier se trouvait en difficultés dans les câbles, devant les 51 052 spectateurs réunsi au Suncorp Stadium. Mais il n’a pas été en mesure de terminer le boulot. Son coin a admis que ça avait pesé lourd, qu’il n’aurait pas dû laisser les juges décider de l’issue du combat.

«Manny Pacquiao est un grand guerrier, une légende du sport. Peut-être qu’il n’était pas suffisamment préparé pour ce combat, a suggéré Horn. Peut-être que si nous nous battons de nouveau et qu’il y met toute la gomme, il sera meilleur? Je ne sais pas.»

Ce que Horn est assuré par contre, c’est de ne plus être inconnu pour son prochain combat, qu’il soit contre Pacquiao — maintenant à 59-7-2, avec trois revers à ses huit dernières sorties — ou un autre boxeur.

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