Frank Gunn Frank Gunn / La Presse Canadienne

TORONTO — Le surfeur canadien Mark McMorris a toujours eu la capacité de récupérer rapidement de blessures sérieuses. Son retour sur pied après un accident qui a failli lui coûter la vie dans une zone reculée de la Colombie-Britannique en est le plus récent exemple.

«Je me sens bien, très bien, a-t-il dit. Après tout ce qui m’est arrivé, j’ai l’impression d’être en bien meilleure forme que ce que j’anticipais à ce stade-ci de ma rééducation.»

McMorris a subi une fracture à la mâchoire et une autre au bras gauche, la rupture de la rate, une fracture pelvienne stable, des fractures aux côtes et un affaissement pulmonaire quand il a raté un saut le 25 mars. Il a été héliporté de Whistler vers Vancouver, où il a subi une intervention chirurgicale d’urgence afin de contrôler une hémorragie et de réparer sa mâchoire et son bras.

«Quand tu te blesses, tu te dis: ‘Oh, c’est triste, mais j’ai hâte de pouvoir retourner sur ma planche, a dit McMorris. Cette fois-ci, c’était plutôt: ‘J’ai hâte de pouvoir recommencer à bouger, ou juste — vivre’.»

«Ma chute était juste terrible.»

Le surfeur originaire de Regina l’a qualifiée d’«accident très grave», et il a ajouté que le rebord de sa planche s’était enfoui dans la neige folle de manière soudaine et inexplicable. Il n’a pu s’empêcher de dériver vers la gauche et de heurter un arbre.

«Je l’ai frappé de plein fouet en plein vol, a raconté McMorris. Ce n’était pas un petit arbre, et il n’y avait pas de branches pour amortir le coup. Je l’ai heurté de plein fouet du côté gauche de mon corps. J’ai effectué une culbute avant et une vrille complète et lorsque je me suis retourné, il était tout simplement là. Puis, ç’a juste été un gros — boom. Je me suis tout cassé, environ 16 os, d’un seul coup. C’était comme un accident de voiture.»

Le médaillé de bronze en slopestyle aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014 accompagnait son frère aîné Craig — un autre athlète de pointe — et l’a remercié d’avoir géré la situation qui a suivi.

McMorris a perdu conscience pendant environ 45 secondes. Lorsqu’il s’est réveillé, son esprit était vif comme l’éclair.

«Après avoir frappé l’arbre, j’étais couché là et j’avais la certitude que je ne ferais plus jamais je surf des neiges, a-t-il mentionné. J’étais éveillé et j’attendais. Dès que l’hélicoptère est arrivé, environ 90 minutes plus tard, je me suis endormi. Je me souviens de chaque seconde d’attente, alors que j’essayais de survivre parce que je venais de me rompre la rate et que ma mâchoire était grande ouverte. Je vomissais. Je croyais que j’allais mourir — littéralement.»

Après avoir passé 10 jours à l’hôpital, McMorris a été pratiquement immobilisé pendant environ un mois. Il a entamé le processus de rééducation dans la région de Vancouver et passe présentement entre deux et trois heures par jour dans le gymnase et en hydrothérapie.

Il a obtenu le globe de cristal en Big Air — une nouvelle discipline olympique — et celui du classement général sur le circuit de la Coupe du monde la saison dernière. Si sa rééducation se poursuit sans embûche comme c’est le cas actuellement, McMorris sera vraisemblablement l’un des favoris pour grimper sur le podium en Big Air et en slopestyle aux Jeux olympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud, l’hiver prochain.

«Je ne peux pas être dans un état acceptable, a-t-il confié. Je dois de nouveau être un surhomme. C’est mon principal objectif sur lequel je travaille.»

Aussi dans Sports :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!