OAKVILLE, Ont. — Charley Hoffman s’est hissé au sommet du classement de l’Omnium canadien RBC grâce à une ronde de 65 (moins-7), samedi, pour se donner une priorité d’un coup devant Kevin Chappell.

Chappell a talonné Hoffman toute la journée, mais il n’a pu s’emparer du premier rang malgré une bonne ronde de 66. Chappell affiche un pointage cumulatif de moins-17.

C’est toutefois Robert Garrigus qui a retenu l’attention. Garrigus s’est propulsé parmi les meneurs quand il a égalé le record du parcours en remettant une carte de 62. Il se retrouve à égalité en troisième position avec Gary Woodland (68), à moins-15.

D’ailleurs, si vous demandez à Garrigus quelle est la meilleure habileté d’un golfeur professionnel, il vous répondra que c’est sa capacité de faire le vide dans son esprit. Et ça, c’est s’il a quelque chose dans son esprit au début de la ronde.

«Je suis presque tellement idiot que je peux bien jouer au golf, a blagué Garrigus. C’est une bonne qualité à avoir parce que tu ne penses à rien. Tu ne penses pas à un coup raté ou à frapper la balle le plus près possible du trou. Je joue au golf depuis longtemps et j’ai vécu des rondes comme celle-ci au cours de laquelle j’ai joué à ma façon.»

Garrigus a réussi deux aigles et six oiselets sur le parcours de Glen Abbey pour passer en tête en début de journée. Il a cédé sa place à Hoffman et Chappell s’est faufilé entre ces deux golfeurs.

Leonard Thompson avait aussi joué 62 à Glen Abbey lors de l’Omnium canadien, en 1981. Garrigus ne savait même pas qu’il s’approchait du record de Thompson.

«Je n’avais même pas remarqué que j’avais joué dans la vingtaine sur le premier neuf. Je pensais que c’était un neuf qui se jouait en 36 coups, mais c’était plutôt en 35 coups et j’avais l’occasion de jouer 28, a ajouté Garrigus. Somme toute, ce fut une journée phénoménale et très amusante.»

Le record de Thompson a tenu pendant 36 ans, mais Garrigus croit qu’il ne sera pas très difficile de s’en approcher ou de le battre.

«Les jeunes sont trop bons maintenant, a-t-il déclaré. J’ai presque 40 ans et je joue avec des jeunes qui pourraient être mes fils. Quand j’avais 23 ans, je ne savais pas ce que je faisais. C’est bien de voir cette évolution et c’est bon pour le sport.»

Chappell n’était pas surpris de voir quelqu’un retrancher 10 coups à la normale en une ronde. Un été pluvieux et de grosses intempéries en première ronde ont créé des conditions de jeu idéales à Glen Abbey.

Je savais que ce genre de pointage était possible, a mentionné Chappell. Le parcours ne s’est pas raffermi comme je m’attendais, mais il est en très bon état. Les verts roulent bien et ils sont plus mous alors les joueurs vont inscrire des oiselets.»

Hoffman estime qu’il devra continuer d’attaquer le parcours s’il veut conserver son avance en quatrième ronde.

«Tous les joueurs sur le circuit de la PGA sont très bons. C’est difficile de remporter des tournois, a-t-il insisté. Les joueurs ne reculent pas très souvent alors tu dois continuer à réussir des oiselets et à être agressif.»

Le meneur après deux rondes, Martin Flores, a remis une carte de 72 et il a glissé à égalité au 16e échelon.

Graham DeLaet, de Weyburn, en Saskatchewan, et Mackenzie Hughes, de Dundas, en Ontario, sont les seuls Canadiens à s’être qualifiés pour les rondes du week-end. DeLaet a joué 73 et il occupe la 41e place tandis que Hughes a bouclé le parcours en 74 coups pour glisser au 55e rang.

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