The Associated Press Aaron Brown, à gauche

LONDRES — Une autre tuile s’est abattue sur l’équipe canadienne aux Championnats du monde d’athlétisme.

Le Torontois Aaron Brown croyait d’abord avoir remporté sa vague de qualifications au 200 mètres, lundi, avant d’être disqualifié quelques instants plus tard pour avoir empiété sur un couloir adjacent: il a touché la ligne de son pied gauche.

Bien qu’Athlétisme Canada eut déposé un appel, celui-ci a été rejeté et la décision maintenue.

Le sprinter de 25 ans venait de réussir son meilleur chrono de la saison en 20,08 secondes, ce qui aurait constitué le deuxième temps le plus rapide de la soirée. Il était d’ailleurs tout sourire quand il s’est amené dans la zone mixte.

Il était heureux d’avoir pu récupérer d’un virus qui a incommodé les athlètes de plusieurs équipes au même hôtel situé au coeur de Londres.

«J’ai passé la journée dans ma chambre, dans le noir, comme un vampire, a-t-il dit. Ça m’a frappé en pleine nuit, je ne pouvais dormir, j’avais des maux d’estomac. C’était comme dans le film ‘Alien’, lorsque la créature entre dans ton corps et qu’elle remue tout. C’était la même chose. Je me suis tenu l’estomac pendant toute la nuit.»

Le médecin en chef de l’équipe canadienne, Paddy McCluskey, a déclaré que sept représentants du pays avaient été malades.

«De nombreux cas de gastro-entérite ont été rapportés par les membres des équipes qui séjournent dans un des hôtels officiels de l’événement, a déclaré le comité organisateur local (COL) par voie de communiqué lundi soir. Ceux qui ont été affectés ont été appuyés par leur équipe et le personnel médical du COL.»

Quelques instants plus tard, il a appris la décision. Les sprinters sont disqualifiés s’ils touchent à la ligne intérieure de leur couloir dans le virage.

La disqualification de Brown s’ajoute aux pertes d’Andre De Grasse et de Derek Drouin, blessés, en plus de l’abandon d’Eric Gillis après 30 km lors du marathon, seulement trois jours après avoir ressenti un malaise s’apparentant au virus de Norwalk.

Brown avait été disqualifié du 100 m le mois dernier, à Ottawa, pour un faux départ.

De Grasse et lui sont les deux seuls sprinters canadiens de l’histoire à avoir réalisé des chronos sous la barre des 10 secondes au 100 m et des 20 secondes au 200 m.

Brown a dit qu’il s’était inspiré de son compatriote, qui représentait un espoir de médaille aux 100 et 200 m à Londres avant de se blesser aux muscles ischio-jambiers à l’entraînement il y a une semaine.

«’Pourquoi pas moi?’ C’est mon slogan pour ces Mondiaux, ‘Pourquoi pas moi?’, a répété Brown. Je sais que j’ai le talent et les capacités.»

Il n’avait besoin que d’un peu plus de chance.

Sage Watson a mieux fait que Brown lundi soir, après avoir atteint les demi-finales du 400 m haies féminin. Watson a terminé deuxième de sa vague en 55,06 secondes, soit le cinquième meilleur temps de la soirée.

Quelques petits ajustements, dit-elle, et elle sera «prête à accomplir quelque chose de spécial».

Pour elle, ça consisterait à atteindre la finale et à battre le record canadien de 54,39 secondes, réalisé par Rosey Edeh (maintenant une célébrité télévisuelle canadienne) aux Jeux d’Atlanta en 1996.

Le meilleur temps de Watson est de 54,52 secondes, et il a été réalisé aux Championnats universitaires américains (NCAA) en juin.

Quatre représentants de l’unifolié seront en action mardi soir, dont Shawn Barber, le champion en titre du saut à la perche. Brandon McBride participera au 800 m, Matt Hughes au 3000 m steeple, et Liz Gleadle au lancer du javelot.

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