Paul Chiasson Paul Chiasson / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Denis Shapovalov devra s’habituer au court central du Stade Uniprix, car il y fera une troisième visite en autant de jours.

Le jeune Canadien a causé une surprise de taille, mercredi, battant l’Argentin Juan Martin del Potro 6-3, 7-6 (4), au deuxième tour de la Coupe Rogers.

Il a maintenant rendez-vous avec le gagnant du match entre le favori, l’Espagnol Rafael Nadal, et le Croate Borna Coric, qui se déroulera plus tard dans la journée.

«Ce serait incroyable de jouer contre Rafael, a indiqué Shapovalov. Je pourrais évaluer mon jeu et voir où il est rendu.»

Le match a donné lieu à beaucoup de longs échanges au cours desquels la puissance des deux joueurs a été mise en valeur. Le Canadien a toutefois été plus dangereux lors de sa première balle de service et il a commis moins de fautes directes, ayant finalement le dessus en une heure 44 minutes.

«Comme je l’ai dit mardi, Juan Martin est mon idole alors c’était tout un honneur de jouer contre lui, a affirmé Shapovalov. Ce sera vraiment très bon pour ma confiance.»

Shapovalov a enlevé la première manche en remportant les trois dernières parties, mais l’Argentin a montré des dents au deuxième set. Il a réussi quelques coups gagnants et il a forcé la tenue d’un bris d’égalité.

Transporté par les encouragements de la foule, Shapovalov a gagné quatre points consécutifs avant de commettre une double faute sur balle de match. Il a cependant confirmé sa victoire dès le point suivant.

«J’ai joué de malchance lors de ma double faute. Je voulais mettre beaucoup d’effet pour avoir un retour plus difficile, a analysé le jeune Canadien. Il a beaucoup de puissance en coup droit et sur son service, mais je crois que j’ai effectué de bons retours aujourd’hui. L’atmosphère était incroyable.»

Âgé de 18 ans et 116 jours, Shapovalov est devenu le quatrième plus jeune joueur de l’histoire du tournoi à accéder au troisième tour et le plus jeune depuis Mats Wilander, en 1982.

Le Canadien Milos Raonic fera également son entrée en scène, mercredi soir. Il affrontera le Français Adrian Mannarino.

Federer ne s’éternise pas

Plus tôt en après-midi, le maître a donné une leçon à l’élève.

Roger Federer a fait une entrée fracassante à Montréal, se défaisant aisément du Canadien Peter Polansky 6-2, 6-1, au deuxième tour.

Bousculant son adversaire pendant 54 minutes, Federer, qui disputait un premier match à Montréal depuis sa défaite au troisième tour en 2011, a fait plaisir aux spectateurs en étant agressif et en réalisant plusieurs coups spectaculaires.

«J’ai bien commencé les sets et je voulais appliquer beaucoup de pression sur Peter, a mentionné le Suisse âgé de 36 ans. Il m’a aidé en commettant quelques doubles fautes, mais dans l’ensemble, je suis très satisfait du match.»

Dès la première manche, Federer s’est rapidement forgé une avance de 3-0, ne perdant qu’un seul point au passage. Après avoir chassé la nervosité, Polansky s’est ressaisi en étirant les échanges avec la deuxième tête de série et il s’est approché à 4-2.

Federer a cependant chassé les espoirs du Canadien en remportant le septième jeu au service avant de briser celui de Polansky pour gagner la première manche en 21 minutes.

«Les conditions de jeu ne sont pas évidentes, car il y a beaucoup de vent, et ç’a été difficile de trouver le rythme, a mentionné Federer, qui n’a pas été titré à la Coupe Rogers depuis 2006. Je suis content d’avoir été concentré sur mes jeux au service et d’être resté agressif. J’aimerais jouer de cette façon toute la semaine.»

Au deuxième set, Federer a fait preuve d’une précision chirurgicale pour gagner ses points. Même si Polansky s’est bien battu, obtenant deux balles de bris à la cinquième partie, il n’en a pas fait assez pour déranger le légendaire joueur suisse.

«Les choses ne se sont pas produites de la façon dont je le voulais, mais c’était tout de même une belle expérience, a avoué Polansky. On dirait qu’il mesure six pieds 10 pouces sur les retours parce qu’il bouge bien, il s’amène rapidement dans le terrain et il est habile sur ses pieds.»

Lors du premier duel entre les deux hommes, au Canada, en 2014, Federer avait battu Polansky 6-2, 6-0 en 52 minutes.

Federer a porté à 32-2 sa fiche cette saison, ce qui représente son meilleur début depuis 2006 (38-2).

Le Suisse se mesurera à l’Espagnol David Ferrer, qui a eu le meilleur sur l’Américain Jack Sock (no 15) 7-6 (7), 3-6, 6-1.

L’Espagnol Roberto Bautista Agut (no 12) a vaincu l’Américain Ryan Harrison 7-5, 6-2, tandis que le Néerlandais Robin Haase a battu l’Américain Ernesto Escobedo 6-4, 6-1.

Le Bulgare Grigor Dimitrov (no 7) a défait l’Allemand Mischa Zverev 6-3, 3-6, 6-3 et le Sud-Africain Kevin Aderson a fait tomber l’Espagnol Pablo Carreno Busta (no 11) 6-3, 7-6 (6).

Le duel le plus enlevant est cependant survenu sur le court Banque nationale. Le Français Gaël Monfils a sauvé trois balles de match pour venir de l’arrière et éliminer le Japonais Kei Nishikori (no 5) au compte de 6-7 (4), 7-5 et 7-6 (6), en deux heures 41 minutes.

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