Martin Mejia Martin Mejia / The Associated Press

LIMA, Pérou — Le Comité international olympique a rendu officielle, mercredi, l’attribution des Jeux olympiques de 2024 à Paris, et celle des JO de 2028 à Los Angeles.

C’est la première fois que deux Olympiades sont accordées en même temps.

Depuis un an, le président du CIO, Thomas Bach, se trouvait dans une situation où il ne restait que deux candidatures pour 2024. Il ne souhaitait pas voir de perdants.

Paris et Los Angeles vont accueillir les Jeux pour la troisième fois – dans le premier cas, les précédents ont eu lieu en 1900 et 1924; dans le second, en 1932 et en 1984.

Quand Los Angeles tiendra ces Jeux, cela fera 32 ans qu’ils n’auront pas été organisés aux États-Unis en été, soit depuis ceux d’Atlanta, en 1996.

Los Angeles obtient au moins 300 M $, somme compensatoire pour aider à pallier des imprévus qui pourraient découler de 11 ans d’attente, plutôt que sept.

Contrairement à des attributions passées, il n’y a pas eu de votes secrets ou de révélations dramatiques en fin de scrutin. Bach a seulement demandé que les mains se lèvent. Quand des douzaines l’ont fait, et que nul n’a bougé à propos d’objections, la décision a été déclarée unanime.

La mairesse de Paris, Anne Hidalgo, a essuyé des larmes. Tony Estaguent, figure de proue de l’effort français, a lui aussi été fort ému.

«Vous ne pouvez pas imaginer ce que ça représente pour nous, a t-il dit. Pour nous tous. C’est tellement fort.»

Pour accentuer l’aspect détendu en absence de suspense, les membres de la délégation californienne portaient des espadrilles pour la présentation.

Casey Wasserman, qui présidait la candidature de Los Angeles, a dit que ce choix «reflète qui nous sommes et une façon d’être ‘cool’ unique à la Californie. C’est la couleur qu’auront ces Jeux de 2028.»

«Nous sommes prêts en ce moment», avance le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, qui gère une ville où presque chaque installation est déjà en place.

À Paris, une seule installation neuve est planifiée et ce pour la natation et le plongeon près du Stade de France, qui sera le stade olympique. Roland-Garros, où il y aura du tennis et de la boxe, sera agrandi par du financement privé.

Bach a demandé aux 94 membres du CIO de permettre que les vraies batailles se déroulent au niveau sportif, faisant du vote quelque chose s’approchant d’une décision d’affaires, purement et simplement.

Voilà qui semble bien avisé, avec les récentes manchettes d’un membre brésilien du CIO qui aurait vendu des votes pour attirer les Jeux de 2016 à Rio de Janeiro.

Bach devait amener de la stabilité à l’image du mouvement olympique.

Le public dans tant de villes n’est plus porté à accepter des chèques en blanc de comités de candidatures et de décideurs qui, premièrement, doivent trouver des millions juste pour entrer en lice, et ensuite dénicher des milliards pour présenter les Jeux comme tels, s’ils sont choisis.

Trois des cinq noms dans le chapeau au début du processus pour 2024 ont retiré leurs billes, soit Rome, Hambourg et Budapest. Aux États-Unis, en l’absence de soutien public, Boston a connu le même sort.

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