MONTRÉAL — Sebastian Vettel ne perd pas son énergie à songer à sa lutte au championnat avec Lewis Hamilton.

Le pilote Ferrari a saboté une belle occasion de reprendre les commandes du championnat en provoquant un accident dès le départ au Grand Prix de Formule 1 de Singapour, il y a deux semaines.

Il est plutôt à 28 points de Hamilton avec six courses à négocier, à compter de ce week-end au Grand Prix de Malaisie. En point de presse jeudi, l’Allemand a déclaré qu’il avait déjà tourné la page sur cet événement.

«Le nombre de points qui nous sépare m’importe peu. Ça ne change rien dans notre stratégie pour les dernières courses, a confié Vettel. Ça fait partie de la course automobile. Ça ne sert à rien d’y songer sans cesse; c’est mieux de concentrer tes énergies sur les prochaines courses.»

Vettel a précisé qu’il avait tourné la page sur cet incident «en moins de deux jours». Cependant, il a admis que le rendement de Ferrari lors des deux dernières courses — troisième en Italie et abandon à Singapour — était en deçà des attentes.

«Si on prend le temps d’analyser ces deux courses, nous ne sommes pas satisfaits et nous n’en sommes pas fiers», a évoqué Vettel, qui a triomphé à quatre reprises en Malaisie.

Mercedes est donc confortablement installé dans le siège du conducteur et la marge d’erreur de Vettel est de plus en plus petite. Il ne peut d’ailleurs se permettre une autre gaffe à Sepang, où la chaleur suffocante et l’humidité écrasante en font l’une des courses les plus difficiles du calendrier de F1.

De plus, les souvenirs de Vettel et Hamilton en Malaisie l’an dernier ne sont guère réjouissants. Les deux pilotes avaient été contraints à l’abandon, permettant aux pilotes Red Bull Daniel Ricciardo et Max Verstappen de signer le doublé.

Vettel pourrait toutefois profiter de la contribution de Red Bull ce week-end.

L’équipe autrichienne progresse depuis quelques semaines et semblait dominante lors de la séance de qualifications à Singapour, où elle a été en mesure de placer ses deux voitures devant Hamilton et Valtteri Bottas.

La grille de départ en prévision de la course de dimanche pourrait être similaire puisque la piste semble favorable aux voitures Red Bull, ce qui serait bénéfique à Vettel — si, bien sûr, il parvient à éviter les accrochages au départ.

Ferrari, qui n’a pas savouré de conquête du championnat depuis le titre de Kimi Raikkonen en 2007, est encore échaudée par le dénouement de la course à Singapour.

Même si Vettel explique en bonne partie le regain de vie de la ‘Scuderia’ au championnat des pilotes cette saison, il lui doit une bonne performance ce week-end. De son côté, Hamilton compte bien refroidir les ardeurs de l’Allemand.

«Les grands pilotes savent rebondir, donc je dois m’attendre à ce qu’il rebondisse ce week-end, a-t-il commenté. Il est quadruple champion du monde, après tout.»

Qui sera le coéquipier de Stroll en 2018?

Comme ç’a souvent été le cas cette saison, Lance Stroll négociera le circuit de Sepang pour la première — et la dernière — fois de sa carrière.

Le pilote de l’équipe Williams tentera pour l’occasion d’engranger des points dans une troisième course d’affilée — un exploit qu’il a déjà réussi un peu plus tôt cette saison —, après avoir fini septième en Italie et huitième à Singapour.

«La voiture est compétitive, et nos performances cette saison sont là pour le démontrer, a rappelé Stroll. Nous sommes cinquièmes au championnat des constructeurs, il ne faut pas l’oublier. Je regarde le calendrier, et je crois que nous pouvons tenir notre bout sur la plupart des pistes à venir. La voiture ne sera peut-être pas la mieux adaptée pour chacune d’elles, mais tout peut se produire pendant une course. Regardez ce que ç’a donné il y a deux semaines à Singapour.»

L’athlète de Mont-Tremblant est toutefois conscient des défis qui se dresseront devant lui ce week-end, notamment la chaleur, puisque la température à l’intérieur du cockpit pourrait atteindre 50 degrés Celsius.

«Il faut que je m’habitue à la chaleur, comme tout le monde. Mais ça fait quelques semaines que nous sommes en Asie, donc je commence à m’y faire. De plus, c’est une belle piste, très rapide, et c’est triste qu’elle ne soit plus au calendrier à compter de l’an prochain», a-t-il dit, en référence à la décision des organisateurs malaisiens de ne plus la présenter.

Stroll a profité de l’occasion jeudi pour effleurer son avenir au sein de l’équipe, et surtout celui de son coéquipier pour la saison prochaine. Williams a dû sortir le Brésilien Felipe Massa de sa — brève — retraite l’hiver dernier et lui consentir un contrat d’un an, à la suite du départ surprise de Bottas pour Mercedes. Évidemment, dans les paddocks, le nom du Polonais Robert Kubica, revient souvent dans les discussions.

«Il (Kubica) était l’un des meilleurs pilotes à l’époque, avant sa blessure, a rappelé Stroll. Mais je ne sais pas où il en est aujourd’hui avec sa main et avec ses aptitudes, surtout après avoir passé autant de temps loin de la F1. (…) Quant à Felipe, je ne l’ai jamais considéré comme un mentor, mais plutôt comme un étalon de mesure afin d’évaluer ma progression en F1. Personnellement, je me contente de piloter et je laisse la décision à l’équipe.»

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