Le sélectionneur espagnol Julen Lopetegui a défendu Gerard Piqué, dont la loyauté à l’équipe natioanle a été remise en question après qu’il eut appuyé la tenue d’un référendum sur l’indépendance de la Catalogne.

Jeudi, Piqué a utilisé les réseaux sociaux pour demander aux habitants de la Catalogne de participer pacifiquement au scrutin de dimanche, interdit par les tribunaux espagnols.

«D’ici à dimanche, nous allons nous prononcer pacifiquement, a-t-il écrit sur Twitter. Ne leur donnez pas d’excuses pour intervenir. C’est ce qu’ils veulent. Et chantez haut et fort.»

Quelque 24 heures plus tard, Lopetegui a déclaré que «Gerard donne tout ce qu’il a à chaque fois qu’il joue pour nous», et qu’il jugeait l’engagement d’un joueur à l’équipe nationale par son comportement. «C’est là-dessus que je porte toute mon attention et je n’ai aucun doute dans le cas de Piqué», a-t-il précisé.

Piqué a été hué par les partisans espagnols lors de matchs locaux au cours des dernières années, autant pour son sarcasme à l’endroit des rivaux du FC Barcelone au Real Madrid que pour son appui à un référendum sur la séparation de la Catalogne.

Le capitaine de l’Espagne, le défenseur du Real Sergio Ramos, a dit que le tweet de Piqué n’était pas «la meilleure chose à faire s’il ne veut pas se faire huer».

Âgé de 30 ans, Piqué a été sélectionné 91 fois par l’Espagne, l’aidant à mettre la main sur la Coupe du monde 2010 et l’Euro 2012. Ramos et lui forment sa paire de défenseurs centraux.

Tel que prévu, Lopetegui a inscrit le nom de Piqué à sa formation pour les deux derniers matchs de qualifications de l’Espagne en vue de la Coupe du monde 2018. Elle accueillera l’Albanie le 6 octobre avant de visiter Israël trois jours plus tard.

Barcelone est la capitale de la prospère Catalogne, où un gouvernement séparatiste à promis de tenir un vote sur l’indépendance de la région du reste de l’Espagne, malgré sa suspension par un tribunal constitutionnel.

La constitution espagnole prévoit que seul le gouvernment du pays peut déclencher un référendum sur la souveraineté. Les forces policières, agissant sous ordres judiciaires, ont saisi des bulletins de vote et arrêté des dirigeants régionaux, entraînant des manifestations dans les rues et les universités.

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