Archives Métro «L’équipe Subban: Éduquer pour réussir au hockey comme dans la vie» sort en librairie aujourd’hui.

Karl Subban a cinq enfants, dont trois garçons qui ont tous été repêchés dans la Ligue nationale de hockey: P.K., ancien défenseur étoile du Canadien, Malcolm et Jordan. Maintenant, il est aussi auteur.

Son livre, L’équipe Subban, écrit en collaboration avec Scott Colby, du Toronto Star, sera en librairie demain. En entrevue avec Métro, M. Subban a parlé de sa passion pour l’éducation (il a été enseignant et directeur d’école dans la région de Toronto), pour les enfants, pour le hockey, et, bien sûr, pour le Canadien de Montréal.

Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire ce livre?
Au moment où j’approchais de la retraite [M. Subban a pris sa retraite en 2013], j’ai décidé que je voulais écrire un livre et donner des conférences. Je voulais parler des enfants, mais je n’étais pas sûr de la façon dont je voulais aborder le sujet. Plus P.K., Malcolm et Jordan grimpaient les échelons dans le monde du hockey, plus on me demandait quelle était la recette du succès de notre famille. La question à un million de dollars. [Rires] Le livre vient de là.

Et quelle est cette recette Subban?
Il y a un message dans le livre que je veux que les gens retiennent. Nous devons voir le potentiel des gens. Je crois sincèrement que tout le monde naît avec ce don, ce potentiel. Nous devons ensuite le développer. Aider les enfants à trouver et à exploiter leurs habiletés et leurs talents. C’est quelque chose qu’on doit faire toute notre vie. J’ai 59 ans et je n’ai toujours pas atteint mon plein potentiel. Quand tu y travailles, tu es plus productif et probablement plus en santé. Si tu trouves ce que tu aimes faire et que tu le fais, tu auras réussi au moins la moitié de ta vie.   

Votre livre commence par une lettre d’amour à Montréal. Votre lien est toujours aussi fort avec la ville, même si P.K. a été échangé?
Rien ne peut changer la relation que j’ai avec le hockey et avec le Canadien de Montréal, même si P.K. joue maintenant pour les Predators de Nashville, que nous aimons beaucoup aussi. Je ne vois pas l’échange de mon fils de façon négative, car il y a tellement de choses positives qui nous sont arrivées pendant que P.K. était associé au Canadien.

C’était important pour vous que la version française du livre paraisse en même temps que la version anglaise?
Enfant, quand ma famille a déménagé au Canada, j’ai habité à Sudbury, en Ontario, dans une rue où la plupart des enfants étaient francophones. Notre seul moyen de communication était le hockey. Je suis content qu’il y ait une version française du livre, car le Canadien m’a aidé dans ma transition au Canada.

P.K. a récemment affirmé qu’il ne s’agenouillerait pas pendant l’hymne national américain, comme le font certains athlètes, surtout dans la NFL, pour protester contre la brutalité policière et le racisme dont sont victimes les Noirs. Êtes-vous d’accord avec sa position?
Je vois le sport comme un véhicule pour oublier la vraie vie l’espace d’un instant. Je veux m’asseoir devant la télé, seul, en famille ou avec des amis et me perdre dans le moment quand mon équipe marque un but, un touché ou frappe un circuit. Il y a tellement de gens qui ont hâte à ce moment pour s’évader.

La cause est juste. Je préférerais seulement qu’on utilise une autre plateforme. Mais je ne veux pas qu’on oublie les problèmes que ces athlètes dénoncent en s’agenouillant.

Ne rien dire peut aussi être considéré comme un geste politique.
Je comprends. J’ai travaillé dans un secteur et dans des écoles ou on voyait beaucoup d’inégalités. On y voit tellement de pauvreté, tellement de désespoir. Mais les athlètes ont un travail à faire et je crois qu’il y a d’autres plateformes qui nous permettraient d’en faire plus pour combattre ces problèmes. Je n’aime pas l’idée d’enlever aux gens l’un des rares endroits où ils peuvent se relaxer.      

Quatre conseils

En plus d’élever cinq enfants avec sa femme, Maria, Karl Subban a travaillé toute sa vie dans le monde de l’éducation, comme enseignant et comme directeur d’école. Voici ses quatre conseils destinés aux parents.

  • Vos enfants ont besoin de votre amour et de votre soutien émotionnel. Il ne faut pas seulement le dire. Ils doivent aussi le sentir et le voir dans vos actions.
  • Passer du temps avec eux. Enfant, P.K. n’aimait pas plus le hockey que le temps qu’il passait avec sa mère et moi.
  • Ne pas avoir peur de demander de l’aide si vous n’avez pas toutes les ressources nécessaires pour permettre à vos enfants de développer leur potentiel. Il y a tellement de façons de trouver de l’aide pour les jeunes, tellement de programmes pour aider les parents.
  • Toujours s’améliorer en tant que parent. J’ai 59 ans et j’apprends encore à m’améliorer dans mon rôle de père.

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