PHÉNIX — Le 18 juillet, les Diamondbacks de l’Arizona ont fait l’acquisition du cogneur et voltigeur J.D. Martinez des Tigers de Detroit, en échange de trois joueurs des mineures.

Une transaction à la mi-saison qui pourrait s’avérer être l’une des meilleures de l’histoire du baseball majeur.

Martinez a connu une fin de saison tonitruante.

«Je n’ai jamais vu une performance de la sorte comme celle qu’il a offerte le mois dernier, a affirmé le champ centre des Diamondbacks A.J. Pollock. Nous nous demandons parfois où nous serions sans sa venue dans l’équipe.»

En 62 rencontres dans l’uniforme des Diamondbacks, Martinez a maintenu une moyenne au bâton de ,302, frappant 29 circuits et récoltant 65 points produits, et s’est parfaitement intégré dans la culture «familiale» de l’équipe, cultivée par le gérant Torey Lovullo.

«Ce fut une bonne fin de saison», a déclaré Martinez.

Le dernier mois a été spectaculaire.

En septembre, Martinez cogné 16 circuits (égalant un record dans la Ligue nationale), huit doubles, produit 36 points et a présenté une impressionnante moyenne au bâton de ,404 (40 en 99).

«Je suis sur une bonne lancée, a-t-il avoué. Je veux simplement continuer comme ça et poursuivre cette séquence dans les séries.»

Martinez et les Diamondbacks recevront les Rockies du Colorado lors du match de repêchage de la Ligue nationale, mercredi soir.

«C’est cool, j’en suis fier, a-t-il raconté sur sa performance jusqu’à présent avec sa nouvelle équipe, mais le travail n’est pas encore complété. Nous avons un match pour nous tailler en séries et nous devons continuer ainsi.»

Le receveur Chris Iannetta croit que la clé du succès de Martinez se cache dans son travail acharné.

«Je crois qu’il n’y a pas un joueur qui frappe plus souvent que lui, qui regarde plus de vidéos ou qui étudie sa frappe ou les autres lanceurs autant que lui», a soutenu Iannetta.

Lovullo est convaincu que sa production offensive résulte de tous ces efforts.

«Ce que les gens ne voient pas est ce qu’il fait en dehors du terrain, a rappelé le gérant. Il a des notes dans un carnet. Il y a les vidéos et l’étude. Il y a ses tendances et ses habitudes. Il y a de la pratique constance et la recherche de la perfection dans chacun de ses élans au bâton. Et ça paraît.»

En combinant son début de saison à Detroit, Martinez affiche une moyenne de ,303 et a frappé 45 circuits, un sommet en carrière.

«J’ai la chance de m’asseoir à côté de lui avant qu’il aille dans le cercle de pratique et c’est la même routine à chaque fois, note Lovullo. Il pourrait le faire les yeux fermés.»

Le mois de septembre de Martinez a été marqué par un passage fulgurant au Dodger Stadium, où il est devenu le 18e joueur des Majeures à frapper quatre circuits dans un match.

«Il a été un gros morceau de cette équipe et il nous a aidés à nous rendre où nous sommes aujourd’hui, a souligné le lanceur Patrick Corbin. À chaque fois qu’il s’installe au marbre, on dirait qu’il s’apprête à frapper un circuit.»

En échange de Martinez, les Tigers ont acquis Dawel Lugo, Sergio Alcantara et Jose King. Les Diamondbacks ont conclu une très bonne affaire afin d’obtenir le meilleur joueur à cette position disponible sur le marché, à la date limite des transactions.

«J’étais déçu de quitter Detroit parce que j’y suis demeuré pour plusieurs années, a avoué Martinez. Mais en même temps j’étais excité de rejoindre une équipe qui avait le potentiel de se tailler une place en séries.»

Agent libre à la fin de la saison, Martinez a admis qu’il souhaitait demeurer avec les Diamondbacks.

Le coût relatif de son embauche à plus long terme pourrait cependant être trop exorbitant pour une concession qui possède la masse salariale la plus basse dans les majeures, soit à moins de 100 millions US$.

Si les Diamondbacks s’inclinent face aux Rockies, il se pourrait très bien que ce soit le dernier match de Martinez avec la formation de l’Arizona.

«Je n’y avais même pas pensé», a-t-il conclu.

Aussi dans Sports :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!