La presse canadienne Après la rencontre, Patrice Bernier s’est adressé à la foule. En bon capitaine, il a demandé aux partisans de continuer à croire même si la saison 2017 a été difficile.

Le match, le résultat, l’action sur le terrain. Tout cela était secondaire hier. L’important était de rendre hommage à Patrice Bernier.

Le capitaine du onze montréalais disputait la dernière rencontre de sa carrière professionnelle de 18 saisons, dont les 6 dernières passées à la maison, hier. Autant la foule, les groupes de supporters que les membres de l’organisation de l’Impact ont voulu souligner l’occasion.

«Dans nos cœurs à tout jamais» était écrit sur une banderole déployée par les Ultras avant la partie. Un bel exemple de l’ambiance qui régnait au stade. Les manifestations d’amours spontanées de la foule ont été nombreuses (et auraient probablement durées plus longtemps si elles n’avaient pas été interrompues par l’annonceur maison, mais bon).

D’ordinaire calme et posé avant une partie, Bernier a reconnu avoir été un peu chamboulé à l’approche de son dernier tour de piste. «J’ai probablement donné mon pire discours d’avant match, a-t-il raconté en riant en point de presse après la partie. J’ai été submergé par les émotions.»

Si le résultat n’a pas été celui espéré (une défaite de 3-2 à cause d’un but du Revolution de la Nouvelle-Angleterre dans les dernières secondes), Bernier a tout de même eu l’occasion de faire bouger les cordages une dernière fois au stade Saputo. Pendant les arrêts de jeu en première demie, une frappe d’Anthony Jackson-Hamel dans la surface a été déviée de la main par le défenseur Benjamin Angoua. L’arbitre a décerné un penalty et qui d’autre, en cette journée, pouvait le prendre que Patrice Bernier. Le capitaine s’est avancé, a brièvement hésité, comme on l’a vu si souvent faire au cours des années, et a battu le gardien du Revolution à sa gauche.

À la 82e minute, après une partie bien disputée, le capitaine est sorti au match sous les chauds applaudissements des partisans. Visiblement émotif, le Québécois a reçu des accolades, autant de la part de ses coéquipiers que des joueurs du Revolution.

«Nous avons célébré une grande carrière [hier] soir», a affirmé Mauro Biello.

L’entraîneur-chef de l’Impact n’était pas le seul à avoir de bons mots pour celui qui deviendra entraîneur au sein de l’académie du club. «J’ai joué avec de grands joueurs, des Alessandro Nesta, des Marco Di Vaio, des Didier Drogba. Pour moi, Patrice fait partie de cette liste. C’est un joueur extraordinaire sur le terrain et qui est juste humainement incroyable. Je l’aime comme un grand frère», a lancé sans réserve Hassoun Camara.

«Pat, c’est une présence forte. Un leader qui met les gens confortables. Un gars qui peut parler autant avec des vétérans que des jeunes de l’académie. Il va manquer un gros élément [la saison prochaine] autant dans le vestiaire que sur le terrain», a pour sa part indiqué Samuel Piette.

«Il mérite tous nos hommages. C’est vraiment un grand», a ajouté Ballou Tabla, qui venait de faire signer son maillot par Bernier.

Il n’a d’ailleurs pas été le seul à demander au capitaine d’apposer sa griffe sur son chandail. Une autre preuve de l’influence immense que Bernier a eu au sein de l’organisation montréalaise.

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