Eric Christian Smith/The Associated Press Les Astros ont remporté la Série mondiale samedi.

HOUSTON — Il y a quatre ans, les Astros de Houston n’étaient pas seulement mauvais, ils étaient embarrassants — tellement embarrassants que plusieurs les avaient surnommé les «Lastros».

Les Astros s’apprêtent à entamer la Série mondiale pour la deuxième fois de leur histoire après avoir battu les Yankees de New York dans la série de championnat de la Ligue américaine lors du septième et ultime match. Et c’est le temps que la risée de la Ligue ne devienne qu’un souvenir lointain.

«Tu t’imagines toujours jouer en Série mondiale, mais d’être ici après mes débuts en 2012 avec l’équipe que nous avions, avec les joueurs que nous avions, je ne pensais jamais me retrouver ici», a raconté le lanceur gaucher Dallas Keuchel.

Keuchel est l’un des quatre joueurs des Astros qui sont demeurés dans la formation et qui étaient de l’alignement en 2013, lorsque l’équipe a frappé le fond du baril en s’inclinant à 111 reprises en saison régulière, à leur première année dans la Ligue américaine. Les Astros sont devenus la première équipe depuis les Royals de Kansas City de 2004 à 2006 à perdre 100 matchs lors de trois saisons consécutives.

Ces Astros, qui avaient le plus petit plafond salarial lorsque la concession a choisi de transiger ses vétérans afin de reconstruire l’équipe, jouaient souvent devant moins de 10 000 partisans et se faisaient souvent huer par les quelques personnes qui avaient choisi de se montrer le bout du nez au stade.

Le joueur étoile Jose Altuve, Marwin Gonzalez et le lanceur droitier Brad Peacock sont les autres vestiges de cette époque difficile.

«Lorsque je suis arrivé ici, personne ne parlait de victoire, se rappelle le gérant A.J. Hinch, qui a été nommé à la barre de l’équipe en 2015. Et la première chose qu’Altuve m’a dite dans mon bureau, c’est qu’il désirait gagner. Et c’est ce qui a marqué l’étape suivante dans notre organisation. Et évidemment, en 2015, nous avons goûté un peu à la victoire, en 2016 nous avons connu quelques déceptions, et aujourd’hui, nous sommes en Série mondiale.»

Les Astros ont amorcé leur ascension en 2014 et ont mis un terme à leur séquence de 100 défaites et plus en récoltant une fiche de 70-92 sous les ordres de Bo Porter. L’équipe en a surpris plusieurs en 2015 en affichant un dossier de 86-76, à la première année de Hinch derrière le banc. C’était la première fois depuis 2005 que le club réussissait à se tailler une place en séries. Cette année-là, Keuchel a remporté le trophée Cy Young et le premier choix au repêchage de 2012 Carlos Correa a été proclamé recrue de l’année. Les Astros de 2015 avaient éliminé les Yankees lors du match de repêchage de la Ligue américaine, avant de s’incliner face aux Royals de Kansas City en série de sections.

Les attentes étaient grandes à l’amorce de la saison suivante, en 2016. Un début de saison plutôt décevant (7-17), plusieurs blessures et les difficultés de Keuchel ont empêché de justesse les Astros d’atteindre les séries et les hommes de Hinch étaient déterminés plus que jamais à rebondir en vue la présente saison.

Et c’est ce qu’ils ont fait. Les Astros ont récolté 36 victoires en 52 rencontres (36-16) et les autres équipes de la section Ouest de la Ligue américaine n’ont jamais été en mesure de les rattraper. Ils ont récolté 101 victoires et leur premier titre de section depuis 2001, se taillant de nouveau une place en éliminatoires. Malgré l’ajout d’éléments importants dans la formation lors des quatre dernières saisons pour passer des bas-fonds du classement au sommet, les quatre joueurs qui ont gardé le même uniforme depuis la saison désastreuse de 2013 ont joué des rôles importants au sein de l’équipe cette année.

Gonzalez a connu sa meilleure saison en carrière, avec une moyenne au bâton de ,303, 23 circuits et 90 points produits. Keuchel a maintenu un dossier de 14-5 et une moyenne de points mérités de 2,90, après avoir montré un dossier de 9-12 et une moyenne de 4,55 points mérités par match en 2015. Peacock est peut-être la plus grande surprise du groupe, ayant récolté 13 victoires. Il a également maintenu une moyenne de points mérités de 3,00, offrant de la stabilité au sein de la rotation lorsque les blessures sont survenues au milieu de la saison.

Toutefois, personne n’arrive à la cheville d’Altuve, suite aux performances qu’il a livrées tout au long de la saison régulière et durant le mois d’octobre. Il est certainement le joueur le plus apprécié des anciens «Lastros».

«Je suis issu d’une équipe qui a perdu 100 matchs lors de trois saisons consécutives, a mentionné Altuve. Nous avons fait les séries en 2015, mais nous n’avons pas réussi à les atteindre l’an dernier. Depuis la saison dernière, nous étions un peu inconfortables puisque nous nous disions que nous étions assez bons pour participer aux éliminatoires. Nous avons donc décidé de redoubler d’ardeur cette année, et je suis très content et excité.»

Il est l’un des candidats favoris pour obtenir le titre du joueur le plus utile à son équipe, après avoir maintenu une moyenne au bâton de ,346, avec 24 circuits et 81 points produits. Altuve a poursuivi sa bonne séquence en séries, affichant une moyenne au bâton de ,400, avec 16 coups sûrs et cinq longues balles, pour mener les Astros vers la Série mondiale pour la première fois depuis 2005.

«C’est le meilleur frappeur de la planète», a affirmé Correa.

Ses performances ne sont pas surprenantes pour ceux qui ont suivi les Astros au cours des dernières années. Altuve a remporté le titre de champion frappeur de la Ligue américaine lors de trois des quatre dernières saisons et a frappé plus de 200 coups sûrs chaque saison depuis 2013.

«C’est bien connu, lorsqu’il connaît un bon match, c’est très difficile de battre les Astros», a certifié Hinch.

Lui et les Astros auront maintenant la chance de le prouver lorsqu’ils affronteront les Dodgers de Los Angeles lors du premier match de la Série mondiale, mardi soir.

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