Mark J. Terrill Mark J. Terrill / The Associated Press

BROSSARD, Qc — Dans l’espoir de relancer une équipe en chute libre et une attaque complètement amorphe depuis le jour 1 de la saison régulière — et même avant, ajouteraient certaines mauvaises langues —, Claude Julien a expérimenté avec de nouvelles unités offensives lundi matin au Complexe sportif Bell de Brossard. Et l’exercice avait un objectif fondamental, selon ses propres dires: récompenser les plus méritants.

À la veille de la visite des Panthers de la Floride au Centre Bell, Julien a officiellement séparé Max Pacioretty de Jonathan Drouin, et ce dernier s’est retrouvé au centre d’un trio que complétaient Paul Byron et Artturi Lehkonen. Quant à Pacioretty, il s’est entraîné à la gauche de Phillip Danault et d’Andrew Shaw.

Charles Hudon, Tomas Plekanec et Brendan Gallagher ont été réunis tandis qu’Alex Galchenyuk s’est retrouvé à gauche de Michael McCarron et de Nikita Scherbak, rappelés du Rocket de Laval dimanche. Torrey Mitchell et Jacob De La Rose étaient les deux autres attaquants en uniforme.

En dévoilant sa pensée, Julien a admis que sa décision se voulait une forme de récompense pour le travail de Byron, l’un des rares joueurs du Canadien pouvant se targuer d’avoir connu un voyage respectable en Californie la semaine dernière.

«C’est au mérite, a répondu Julien sans détour. Tu ne peux pas garder un gars comme ‘Paulie’ Byron sur un quatrième trio quand il joue de la façon qu’il joue. À un moment donné, on ne doit rien à personne. Ces joueurs-là sont ici pour performer et faire leur travail. S’ils méritent de jouer sur certains trios, c’est là qu’ils devraient jouer.

«Il y a un élément de patience de temps en temps. Quand tu vois des gars qui ont de la difficulté mais qui travaillent pour s’en sortir, c’est différent. Un moment donné, il y a la patience, et puis, il y a le jugement. Maintenant, on juge que c’est le temps de donner à ‘Paulie’ Byron ce qui lui revient», a renchéri Julien.

Plus tard lors de sa rencontre avec les médias, Julien a donné l’exemple de Pacioretty comme d’un joueur ayant affiché de l’ardeur dans la défaite de vendredi face aux Ducks d’Anaheim. Après un match à Los Angeles, 48 heures plus tôt, où il avait sévèrement critiqué sa propre performance, Pacioretty a amassé dix des 51 tirs de l’équipe en direction de John Gibson.

Malgré cette pétarade, le capitaine du Canadien n’a toujours pas réussi à faire bouger le compteur, bloqué à un but depuis le tout premier match de la saison, le 5 octobre à Buffalo. C’est d’ailleurs le seul point qu’il a inscrit cette saison.

«Je n’ai pas détesté son dernier match, a analysé Julien. C’était de loin son meilleur match même s’il n’a pas marqué. Je sais qu’il a eu une bonne chance en deuxième période. Ça va venir en autant qu’il continue de jouer de la façon qu’il a joué le dernier match. Personnellement, j’ai trouvé qu’il a travaillé fort, il a compétitionné dans toutes les circonstances, et c’est quelque chose que tu veux voir de ton capitaine. C’est un bon début pour lui.»

Un message clair

Par ailleurs, s’il s’est exprimé sur un ton conciliant au sujet de Pacioretty, Julien a donné l’impression d’avoir atteint une certaine limite avec Galchenyuk, qui ne compte qu’un seul but lui aussi, marqué en avantage numérique contre les Maple Leafs de Toronto.

En le mutant avec McCarron et Scherbak, Julien espère provoquer une étincelle chez son énigmatique attaquant qui n’a pas réussi à profiter de l’occasion qui lui a été offerte la semaine dernière alors qu’il avait été réuni avec Drouin et Pacioretty.

«Pour l’instant, Alex ne nous en a pas donné suffisamment pour continuer de jouer au sein du premier trio, a affirmé Julien à une question posée par un journaliste anglophone. Lors du dernier match, je crois qu’il n’avait qu’un seul tir au but avec cinq minutes à jouer, et nous avons certainement besoin de plus. En même temps, nous souhaitons que ces jeunes joueurs avec qui nous le plaçons vont le faire travailler et lui permettre de s’améliorer.»

«’Chucky’ doit s’aider lui-même. C’est toujours la même chose. Si vous espérez que les autres vous rendent meilleurs au lieu de rendre les autres autour de vous meilleurs, vous avez probablement la mauvaise attitude. Je pense que ‘Chucky’ est certainement capable d’être meilleurs sans se fier à trop de monde.»

Julien a également joué avec ses tandems défensifs et placé Jeff Petry auprès de Brandon Davidson tandis que Karl Alzner s’est retrouvé en compagnie de Jordie Benn. Shea Weber et Victor Mete sont demeurés ensemble et Joe Morrow a glissé au septième rang dans la hiérarchie de l’équipe à la ligne bleue.

Petry et Alzner affichent des ratios défensifs identiques de moins-7 et Julien a reconnu que ces deux joueurs n’ont pas encore répondu aux attentes jusqu’à maintenant et que le temps était venu d’expérimenter en leur trouvant de nouveaux partenaires.

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