Ryan Remiorz Ryan Remiorz / La Presse Canadienne

BROSSARD, Qc — À pareille date l’an dernier, Torrey Mitchell avait cinq buts et deux aides à sa fiche et il s’apprêtait à disputer son 16e match de la saison. Un an plus tard, Mitchell est toujours à la recherche d’un premier point depuis le début de la nouvelle saison et il ne sait pas quand il jouera son prochain match.

Mitchell a survécu à la purge des joueurs de soutien chez le Canadien au cours de l’été — au revoir Brian Flynn, Dwight King et Steve Ott —, mais il doit maintenant lutter pour sa place dans la formation.

Le natif de Greenfield Park a disputé 10 des 18 rencontres des siens jusqu’ici. Il a parfois dû céder sa place au centre du quatrième trio à Jacob De La Rose ou à Michael McCarron.

Âgé de 32 ans, Mitchell avait disputé seulement trois des six matchs de premier tour face aux Rangers de New York le printemps dernier et il a admis qu’il redoutait un peu au cours de l’été se retrouver dans la situation actuelle.

«La seule chose que je peux faire, c’est rester positif et travailler fort. Et c’est ce que j’essaie de faire, a dit Mitchell. L’équipe n’a pas encore disputé 20 matchs. J’aimerais jouer plus souvent, mais je dois continuer à travailler.»

Le quatrième trio du Canadien n’a pas souvent fait des flammèches jusqu’ici cette saison. Alex Galchenyuk a marqué un de ses quatre buts quand il était sur la glace avec Mitchell et McCarron, et c’est tout.

L’unité est maintenant composée de De La Rose, Charles Hudon et Byron Froese. De La Rose et Froese n’ont toujours pas noirci la feuille de pointage cette saison, tandis que Hudon a inscrit deux buts dans la même rencontre cette saison — un en avantage numérique et l’autre au sein d’un trio avec Brendan Gallagher et Tomas Plekanec lors d’une victoire de 8-3 face aux Sénateurs d’Ottawa, le 30 octobre.

«Les équipes veulent souvent établir une identité au sein de leur quatrième trio, a noté l’entraîneur-chef Claude Julien. Certaines équipes vont employer des joueurs imposants, d’autres vont compter sur des spécialistes — par exemple un joueur qui excelle en fusillade.

«Dans notre cas, ce que nous avons présentement ne me déplaît pas. Froese est un joueur intelligent, qui prend de bonnes décisions même quand il est sous pression. De La Rose a un gabarit imposant, il patine bien et a un bon tir. Hudon amène un peu d’offensive.»

Questionné au sujet de la rotation entre Mitchell et De La Rose, Julien s’est porté à la défense du Suédois âgé de 22 ans dont le dernier but dans la LNH remonte au 11 avril 2015 — une disette de 40 matchs.

«Il est ici parce qu’on croit qu’il le mérite, a répondu Julien. Quand tu es un jeune joueur, tu as encore des choses à apprendre. Même si tu étais un bon joueur dans la Ligue américaine, la Ligue nationale est un autre échelon. Dans son cas à lui, il doit continuer à s’améliorer. Il est capable de donner de bonnes présences sur la patinoire. Il est capable de jouer dans la Ligue nationale. C’est peut-être une question d’être plus régulier, mais ça vient avec l’expérience.»

Julien a reconnu être plus délicat dans son approche avec Mitchell quand on doit lui annoncer qu’il ne sera pas de la formation, «une question de respect» pour un vétéran, a-t-il noté. Cependant, Mitchell est aussi conscient du rôle de mentor qu’il peut avoir au sein de la formation.

«Je pense être un bon coéquipier et j’ai une bonne relation avec tout le monde, a-t-il indiqué. Je n’ai pas 20 ans, mais je peux aider les autres d’une manière différente.

«Je continue à être un bon professionnel et à travailler fort.»

Sa prochaine occasion de se faire valoir ne peut être bien loin.

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