LAKE LOUISE, Alb. — Manuel Osborne-Paradis était d’accord avec l’annulation de la Coupe du monde de ski alpin de Lake Louise, l’an dernier.

Le Canadien qui a remporté le plus de médailles à cet endroit n’a pas pris part à l’épreuve en 2016 puisqu’il avait la tête ailleurs. À la veille de l’annulation de la descente, sa femme Lana a accouché d’une petite fille.

«Je n’aurais pas skié. Sloane est née la nuit précédente, s’est souvenu Osborne-Paradis. Alors que la date d’accouchement prévue approchait, je ne skiais pas tellement bien, de toute façon. Ce hasard a bien fait les choses.»

Sloane Grace Osborne-Paradis a célébrera son premier anniversaire samedi, alors que son père s’élancera du portillon de départ à Lake Louise.

La température clémente avait contraint les organisateurs à annuler le volet masculin de la descente pour la première fois en 29 ans, bien que tout était rentré dans l’ordre la semaine suivante pour les dames.

Les dieux du ciel ont été plus coopératifs en 2017, puisque les dirigeants de la Fédération internationale de ski ont donné le feu vert aux organisateurs de la Coupe du monde de Lake Louise pour présenter la descente et le super-G, dimanche.

La première descente d’entraînement prévue mercredi a toutefois été retardée, puis annulée, en raison de l’impressionnante quantité de neige qui s’est abattue sur le secteur pendant la nuit et de la température qui se trouvait juste au-dessus du point de congélation en matinée.

Des descentes d’entraînement sont aussi prévues jeudi et vendredi.

La première descente en Coupe du monde sera moins festive qu’à l’habitude.

Le skieur français David Poisson est décédé la semaine dernière pendant une descente d’entraînement au complexe de ski de Nakiska, où de nombreuses équipes, dont celle du Canada, se préparaient pour Lake Louise.

La Gendarmerie royale du Canada a mentionné que Poisson avait traversé une barrière de sécurité après avoir chuté, avant de terminer sa course contre un arbre. L’équipe française de ski alpin a tout de même décidé de participer à la Coupe du monde de Lake Louise.

Guay et Cook seront à surveiller

Le champion du monde de super-G Erik Guay, de Mont-Tremblant, et Osborne-Paradis mèneront l’équipe canadienne en Alberta.

Puisqu’il s’agit du pays-hôte, le Canada comptera sur six représentants dans chaque discipline.

Dustin Cook, de Lac-Sainte-Marie, Ben Thomsen, d’Invermere, en C.-B., Broderick Thompson, de Whistler, en C.-B., et Tyler Werry, de Calgary, pourraient participer aux deux épreuves ce week-end.

Guay, qui a aussi décroché l’argent en descente aux Mondiaux de 2017, fut le premier skieur canadien à obtenir une médaille à Lake Louise — l’argent en descente en 2003.

La quête de médailles, de bourses et de points au classement de la Coupe du monde commencera samedi pour les descendeurs, même si les Canadiens lutteront principalement afin de s’assurer une place au sein de l’équipe olympique.

Puisque Guay a gagné le super-G et l’argent en descente aux Mondiaux, il ne lui faut qu’un top-12 dans ces deux disciplines afin de s’assurer sa place aux Jeux de Pyeongchang en février.

Osborne-Paradis, qui s’est emparé du bronze en super-G aux Mondiaux, il pourra rejoindre Guay avec un top-12, mais devra travailler beaucoup plus fort que le skieur âgé de 36 ans afin d’obtenir son billet pour les JO en descente. Un top-5 en Coupe du monde dans n’importe quelle discipline serait suffisant pour permettre à n’importe quel skieur canadien de se qualifier pour les JO.

«Dans un monde idéal, si je me qualifie à Lake Louise et que j’obtiens un top-5, alors je consoliderais ma place, a évoqué Osborne-Paradis. Une fois que ce sera fait, je n’aurai plus à y penser.»

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