Graham Hughes Graham Hughes / La Presse Canadienne

BROSSARD, Qc — Avec un dossier de 2-7-1 après 10 matchs, les joueurs du Canadien étaient l’objet des prévisions les plus pessimistes. Voilà que 15 rencontres plus tard, ils peuvent rêver à se hisser à une position qui leur donnerait potentiellement accès aux séries éliminatoires. Vive la section Atlantique!

D’ici dimanche matin, les hommes de Claude Julien auront l’occasion de devancer plusieurs de leurs rivaux. Tout commence avec un rendez-vous avec les Sénateurs d’Ottawa, mercredi soir, au Centre Bell, suivi de deux duels en trois soirs contre les Red Wings de Detroit, détenteurs du troisième échelon dans l’Atlantique, jeudi et samedi.

Carey Price sera de retour devant le filet face aux Sénateurs et Julien n’a pas écarté la possibilité qu’il soit de nouveau lancé dans la mêlée, jeudi, à Detroit.

Des victoires lors de ces trois matchs, combinées à une défaite des Red Wings mardi soir face aux Kings de Los Angeles, permettraient au Canadien de s’emparer de ce troisième rang si important dans la section Atlantique à la fin de la semaine, avec 29 points.

À l’exception du Lightning de Tampa Bay (16-5-2) et des Maple Leafs de Toronto (15-9-1), les huit équipes qui composent la section Atlantique peinent à maintenir leur fiche globale au seuil de ,500. Le Lightning (+24) et les Maple Leafs (+11) sont les deux seuls clubs de cette section à présenter des ratios positifs en matière de buts marqués et concédés.

Max Pacioretty assure ne pas accorder trop d’importance à de telles statistiques ni au classement, qu’il dit ne jamais regarder d’ailleurs. Mais il est conscient de l’importance des prochains matchs.

«Ce sont des rencontres à l’intérieur de notre section, et vous vous faites une fierté de jouer dans ce genre de matchs. Les Sénateurs représentent un rival contre lequel la robustesse est souvent au rendez-vous. Il y a toujours beaucoup d’émotion lorsque nous les affrontons. Aussi, nous savons que nous ne les avons pas vus sous leur meilleur jour lors du dernier match et nous nous attendons à les voir donner le meilleur d’eux-mêmes demain soir», a déclaré le capitaine du Canadien, en faisant allusion à la victoire de 8-3, le 30 octobre, au domicile des Sénateurs.

Pacioretty aurait aussi pu rappeler que le Tricolore a signé trois précieux gains en huit jours face aux Sénateurs en mars dernier, chemin faisant vers le premier rang de la section Atlantique à la fin de la saison. Sauf que pour lui, c’est de l’histoire ancienne, surtout que la composition des Sénateurs a changé avec le départ de Kyle Turris et l’arrivée de Matt Duchene.

«Nous ne nous attardons pas autant à ces détails que les gens de l’extérieur le font. Ils (les Sénateurs) présentent probablement une identité différente depuis l’échange. Duchene va sûrement tenter de prouver sa réelle valeur et ses coéquipiers cherchent sans doute à créer une chimie avec lui. Ce sera sans doute un peu différent, mais nous ne changerons pas notre façon de jouer.»

Deuxième vague

Dans un autre ordre d’idées, Pacioretty s’est entraîné au sein de la deuxième vague de l’avantage numérique mardi à Brossard, en compagnie de Brendan Gallagher, Phillip Danault, Charles Hudon et du défenseur David Schlemko, qui pourrait jouer un premier match avec le Canadien, mercredi.

Paul Byron a remplacé Pacioretty avec la première unité auprès de Jonathan Drouin, Andrew Shaw, Alex Galchenyuk et Jeff Petry.

«En jouant avec Phillip et Charles, ça me donne des opportunités de tirer au but. C’est ce qui me permet de connaître du succès et même si la rondelle n’entre pas dans le fond du filet, c’est important d’avoir possession du disque et d’effectuer des jeux à l’attaque», a souligné Pacioretty.

L’avantage numérique du Canadien a marqué trois buts en 14 tentatives à ses quatre derniers matchs, mais Julien admet continuer de chercher des solutions pour maximiser le rendement de tous ses joueurs.

«En principe, tu essaies de réunir tes meilleurs joueurs. Les meilleurs, ça ne veut pas seulement dire avec des habiletés, de bonnes mains, par exemple, mais ça veut aussi dire des gars qui sont prêts à payer le prix, que ce soit des Gallagher ou des Shaw qui font de l’excellent travail devant le filet. Le but de Drouin hier en avantage en est un bon exemple.»

Enfin, le début de la séance d’entraînement a été marqué par un moment pour le moins amusant lorsque Drouin s’est présenté sur la patinoire avec des patins… sans lames!

Et il ne s’agissait pas d’un tour pendable de l’un de ses coéquipiers. Par réflexe, Drouin a tout simplement chaussé ses vieux patins alors qu’on avait apposé ses lames sur ses nouveaux patins!

«Ça ne prend pas un génie pour savoir que vous avez besoin de lames sur vos patins! Est-ce qu’une caméra a capté des images? Je n’ai jamais vu ça de ma vie!», a lancé Max Pacioretty, en riant de bon coeur.

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