Paul Chiasson Paul Chiasson / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — La section Centrale de la Ligue nationale de hockey n’est pas la section Atlantique, et les Blues de St. Louis ne sont pas les Red Wings de Detroit, encore moins les Sabres de Buffalo. Mais le Canadien de Montréal s’est tenu debout dans un contexte où, lors des six premières semaines de la saison, il lui était arrivé si souvent de s’écrouler lamentablement.

Après le revers crève-coeur de 4-3 mardi soir au Centre Bell, les joueurs du Canadien interrogés dans le vestiaire ont insisté sur la ténacité qu’ils avaient manifestée après un misérable début de deuxième période.

«Nous savions que ce serait une lutte de tous les instants, et nous avons fait du bon travail pour venir de l’arrière deux fois. Nous nous sommes creusé un trou mais nous avons montré du caractère pour combler ces déficits», a déclaré Shea Weber, dont les deux buts ont permis de porter la marque 3-3.

Le score était de 1-1 après les 20 premières minutes de jeu et la troupe de Claude Julien s’était ressaisie après avoir dû patienter pendant une douzaine de minutes avant de récolter un premier tir en direction de Jake Allen.

Jordie Benn avait réussi à créer l’égalité et il aurait été plausible de croire que les joueurs du Canadien auraient le vent dans les voiles pour amorcer les hostilités en deuxième.

Mais grâce à la taille de leurs joueurs et leur style de jeu compact, les Blues ont cette capacité à freiner les élans adverses et ce sont eux qui ont frappé vite et fort. Ils ont marqué deux fois en seulement sept secondes, avant qu’il y ait même trois minutes de complétées au début de la période médiane, et soudainement la marque était de 3-1.

Des images d’octobre, et même des premières semaines de novembre, ont probablement traversé l’esprit des amateurs après les buts de Scottie Upshall et le deuxième du match de Brayden Schenn. Peut-être que la catastrophe pressentie se serait matérialisée si le tir du défenseur Colton Parayko n’avait pas abouti sur le poteau à la gauche de Carey Price, 61 secondes après le but de Schenn.

«Personnellement, je pense que nous avons passé ce stade et je ne crois pas que nous devons revenir là-dessus, a répondu Claude Julien lorsque questionné sur le fait que ce rapide doublé n’a pas assommé l’équipe. Ils ont marqué deux buts rapides et les deux sont venus à la suite d’erreurs mentales et non parce que nous étions découragés. Nous assumons ces erreurs.

«Mais de la façon dont nous avons joué dernièrement nous savions, avec un retard de 3-1, que nous avions encore une opportunité (de revenir). Notre deuxième but à la fin de la deuxième période nous a redonné de la vie, et nous avons amorcé la troisième déterminés à revenir dans le match, ce que nous avons fait. Malheureusement, un peu de malchance a mené au but gagnant. Au moins, notre équipe a bataillé et n’a pas abandonné. Il y a beaucoup de bonnes choses à tirer d’un match comme celui-là», a renchéri l’entraîneur-chef du Canadien.

Malgré tous les bons mots de Julien à ce sujet, Andrew Shaw déplorait ces deux buts rapides des Blues. Mais comme Weber et son entraîneur-chef, il a aussi mis l’accent sur l’effort de l’équipe pour ramener le match à la case de départ.

«Nous avons mal commencé, mais les gars ont lutté. Nous avons connu une bonne deuxième moitié de match, nous avons été compétitifs et sommes revenus dans la rencontre. Mais il faut continuer d’être meilleurs lors des présences qui suivent un but concédé. Nous en avons déjà parlé et nous savons qu’il faut faire mieux. Nous sommes conscients que ces présences sur la patinoire sont importantes.»

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