Graham Hughes/La Presse canadienne Marc Bergevin

MONTRÉAL — Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, a expliqué les insuccès de la formation montréalaise par un «manque de constance» lors d’un bilan de mi-saison, dimanche, mais il a aussi reconnu que certaines expériences de sa part n’ont pas été couronnées de succès.

Avant de disputer son 42e match de la saison, dimanche soir face aux Canucks de Vancouver, le Tricolore gisait au 14e rang de l’Association Est, à huit points d’une place en séries éliminatoires.

«On a manqué beaucoup de constance dans notre jeu, a reconnu Bergevin. On a connu un mauvais départ, on a eu de bons moments, puis on a retrouvé nos mauvaises habitudes qui nous ont coûté des matchs. On est dans une situation difficile, mais on ne perd pas espoir.»

Si le noyau de l’équipe continue de vieillir, Bergevin a refusé de parler de reconstruction. Il a aussi rappelé les incertitudes entourant la loterie pour les trois premiers choix du repêchage de la LNH, affirmant qu’il n’y a pas de «garanties».

Bergevin a aussi refusé de commenter les rumeurs entourant le départ possible du capitaine Max Pacioretty, qui connaît une campagne sous ses standards. Pacioretty avait inscrit seulement deux buts à ses 23 derniers matchs, avant celui de dimanche.

«Un marqueur, souvent c’est un gars de sensation. Parfois, ça ne prend qu’un ou deux buts. Max a démontré par le passé qu’il était comme ça, a expliqué Bergevin. On dirait que tout ce qui pouvait aller mal pour Max a mal été. C’est humain aussi pour un marqueur qui ne marque pas de tricher un peu parce qu’il veut marquer. Ça va exposer d’autres facettes de son jeu. Ce n’est pas qu’il ne veut pas. Il se cherche. C’est un gars qui fonctionne par séquence. Il peut en marquer six dans les 10 prochains matchs et c’est ça qu’on veut.»

Les insuccès de Pacioretty font partie des problèmes à l’attaque du Tricolore. L’offensive du Canadien occupait le 29e rang du circuit avec 2,46 buts par match avant d’affronter les Canucks.

Drouin est-il un centre?

Parmi les acquisitions importantes de Bergevin au cours de l’été, il y a Jonathan Drouin. Présenté comme une solution au centre pour l’équipe, Drouin semble en arracher dans sa transition de l’aile au centre. Il avait inscrit seulement cinq buts et 13 aides à ses 36 premiers matchs dans l’uniforme bleu-blanc-rouge.

«On était beaucoup à s’attendre à ce qu’il ait une chimie avec Max, mais il n’y en a pas de chimie, a reconnu Bergevin. C’est la faute à personne, mais c’est la réalité.

«Est-ce que j’ai fait des erreurs? Oui. Est-ce que j’ai fait de bonnes choses? Oui. C’est la réalité d’un d.g. On essaie de faire plus de bonnes choses que de mauvaises. Quand tu fais une transaction, tu n’as pas de boule de cristal. C’est un risque. Mais dans l’ensemble, je suis content et fier de ce qu’on a fait et on va continuer dans la même direction.»

Bergevin a même affirmé que «dans un monde idéal», Drouin serait utilisé à l’aile, mais que les options limitées de l’équipe au centre forçaient l’entraîneur Claude Julien à l’employer à cette position.

Les acquisitions d’Ales Hemsky, qui est ennuyé par une commotion cérébrale, et de Karl Alzner n’ont aussi pas été couronnées de succès. Pour sa part, le défenseur Mark Streit a déjà quitté le navire.

«Certains joueurs n’ont pas été à la hauteur des attentes de l’organisation et même de leurs propres attentes, a affirmé Bergevin. Hemsky, il a eu un début difficile, mais on va juger sur une saison complète. Karl, lui-même va dire que le meilleur est à venir.»

Le départ de défenseurs plus mobiles ou plus efficaces dans la relance à l’attaque comme Andrei Markov et Nathan Beaulieu a aussi été une thèse considérée par Bergevin pour expliquer les insuccès offensifs.

Ce disant lui-même un «guerrier», Bergevin a répété qu’il n’allait pas jeter la serviette. Il a aussi rappelé que le Lightning de Tampa Bay ne s’est pas qualifié pour les séries la saison dernière, quand Steven Stamkos a été limité à 17 rencontres, et que l’équipe dominait le circuit cette saison avec son joueur étoile qui fonctionne à plein régime.

«Si les séries commençaient aujourd’hui, je crois qu’il y en a sept (NDLR, il y en a huit au moment d’écrire ces lignes) qui les ont faits l’an dernier qui ne les feraient pas cette année, a noté Bergevin. On fait partie du groupe. Et il y en a des bonnes dans la même situation. Dans un mois, ça pourrait être différent. Il y a tellement de parité dans la ligue, la marge d’erreur être très mince.

«Je pense que les équipes qui ont eu du succès dans les 41 premiers matchs cette saison sont celles qui ont été les plus constantes. Ce n’est pas notre cas et c’est pour ça qu’on est là où on est aujourd’hui.»

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