Rebecca Blackwell Rebecca Blackwell / The Associated Press

La gymnaste américaine Simone Biles, quadruple championne olympique, a révélé lundi faire partie des athlètes qui ont été abusés sexuellement par Larry Nassar, l’ancien médecin de l’équipe américaine.

Biles, qui a décroché quatre médailles d’or et cinq médailles en tout aux Jeux olympiques de Rio en 2016, a publié un communiqué sur son compte Twitter.

«La plupart d’entre vous me connaissez comme étant une jeune femme heureuse, souriante et pleine de vie, a écrit Biles. Mais récemment, je me suis sentie un peu brisée et plus j’essayais de faire taire les voix dans ma tête, plus elle résonnait. Je n’ai plus peur désormais de raconter mon histoire.

Nassar, qui a oeuvré durant deux décennies à titre de médecin de l’équipe américaine de gymnastique, a admis avoir agressé sexuellement les gymnastes. Il a également révélé avoir eu en sa possession de la pornographie juvénile et avoir abusé les jeunes filles lorsqu’elles subissaient des traitements médicaux.

Il a été condamné en décembre dernier à 60 ans de prison pour possession de pornographie juvénile et fait face à une peine de 40 à 125 ans de prison après avoir plaidé coupable à des accusations d’agressions sexuelles sur sept jeunes filles.

«Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles j’ai hésité à partager mon histoire, mais je sais maintenant que ce n’est pas de ma faute, a poursuivi Biles, âgée aujourd’hui de 20 ans. Il n’est pas normal de recevoir un tel traitement de la part d’un médecin de confiance.

«Ce comportement est complètement inacceptable, dégoûtant et abusif, surtout venant de quelqu’un à qui l’on m’a dit de faire confiance.»

La coqueluche des Olympiques de Rio figure parmi une très longue liste de victimes de Nassar qui ont choisi de dénoncer les abus qu’ils ont subis. Outre Biles, Aly Raisman, Gabby Douglas et McKayla Maroney, toutes trois médaillées d’or olympiques, se sont publiquement affichées.

De retour à l’entraînement en vue des mondiaux 2018, Biles a avoué qu’elle n’était pas nécessairement à l’aise à l’idée de retourner au même centre d’entraînement.

«Il est incroyablement difficile de revivre ces expériences et cela me brise encore plus le coeur de penser que, dans mon rêve de participer aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020, je devrai sans cesse retourner dans le même centre de formation où j’ai été maltraitée», explique-t-elle.

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