BROSSARD, Qc — Seulement quatre jours après avoir croisé le fer avec son ancienne formation pour la première fois depuis son congédiement en février dernier, Claude Julien effectuera un retour à Boston mercredi, quand le Canadien rendra visite aux Bruins.

Si Julien avait répété à l’approche du match de samedi dernier que la rencontre n’avait pas vraiment un cachet particulier à ses yeux, il a pris le temps mardi de revenir sur son séjour d’une décennie à diriger les Bruins.

«Il y a quatre équipes majeures à Boston — hockey, basketball, football et baseball. Ce que je retiens du temps passé là-bas, ce sont notamment les belles relations que j’ai développées avec les autres entraîneurs, a raconté Julien. Le soutien entre les équipes sportives est incroyable. Je suis un grand partisan des Patriots — je l’étais même avant d’arriver à Boston. Même chose avec les Red Sox. J’ai aussi eu l’occasion de prendre un café avec l’entraîneur des Celtics quand nous étions à Dallas. Ce sont de belles amitiés et de bons souvenirs de Boston.»

Entre 2008 et 2017, Julien est devenu l’entraîneur avec le plus de victoires derrière le banc des Bruins et il a aussi guidé l’équipe vers la conquête de la coupe Stanley en 2011 — une première pour les Bruins depuis 1972.

«Je vais revoir ma famille et c’est la chose dont je suis le plus content», a-t-il dit au sujet de son retour à Boston.

«Je n’ai pas passé beaucoup de temps à penser à ça, mais j’espère avoir un bel accueil. Je reviens avec le Canadien; ce sera donc peut-être différent! Si c’est le cas, je ne le prendrai pas personnel. J’ai senti pendant mon passage là-bas que j’étais apprécié. Peu importe ce qui se passera (mercredi), ça ne changera pas ma perception de Boston et des partisans.»

Deslauriers continue de gagner des points

Le voyage à Boston ne sera certainement pas aussi émotif pour Nicolas Deslauriers, mais le dynamique attaquant a vécu son baptême de la rivalité Canadien-Bruins samedi, quand il a inscrit un but dans le revers de 4-3 en fusillade du Tricolore.

«J’ai vécu la rivalité Sabres-Maple Leafs, mais ce n’est pas la même chose que Canadien-Bruins, a dit celui qui est passé des Sabres au Canadien le 4 octobre dernier. Je ne veux pas rater un match comme celui-là et j’essaie d’être physique. Ce sont des matchs très amusants à disputer.»

Reconnu pour son intensité, Deslauriers a accumulé huit mises en échec dans cette rencontre, son deuxième plus haut total cette saison. Il soutient toutefois ne rien avoir changé à son jeu pour cette première rencontre contre un des grands rivaux du Canadien.

«J’essaie de garder ma concentration, d’amener la même chose d’un match à l’autre, a raconté l’attaquant âgé de 26 ans. Dernièrement, les bonds vont de mon côté et j’essaie de profiter de chaque occasion que j’ai de marquer.»

Après avoir récolté quatre buts et trois aides à ses huit premières rencontres en décembre, ce qui lui a valu la coupe Molson pour cette portion de la saison, Deslauriers a été blanchi lors de six matchs consécutifs. Il a toutefois inscrit ses cinquième et sixième filets de la saison à ses deux dernières parties.

Ses six buts en 24 matchs cette saison représentent déjà un sommet personnel pour lui, à égalité avec sa production lors de la campagne 2015-16, quand il avait eu besoin de 60 rencontres pour atteindre ce plateau. Il avait finalement terminé la saison avec six buts et six aides en 70 parties avec les Sabres.

Il a ensuite été limité à deux aides en 42 matchs la saison dernière.

«L’an passé, j’ai eu une saison atroce, a-t-il reconnu. Je n’ai pas eu beaucoup de temps de glace et je n’ai pas eu la chance de me prouver. J’ai été soumis au ballottage au début de l’année et ce n’est jamais quelque chose que tu souhaites. Parfois, quelque chose de malheureux se transforme en quelque chose de positif. C’est comme ça que je l’ai pris. Ça m’a fait gagner en maturité, autant dans mon style de vie que dans mon style sur la glace.»

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