Don Wright Don Wright / The Associated Press

JACKSONVILLE, Fla. — Le vestiaire des Jaguars était passablement animé, vers la fin de la saison 2016. Quatre gars jouaient au tennis de table, et plusieurs autres se rassemblaient près d’une table de dominos. Deux télés géantes montraient des faits saillants de sport et dans un autre coin, la musique était un peu trop forte.

Doug Marrone, alors instructeur de la ligne offensive, était bien dépité en traversant la pièce.

«Pouvez-vous croire ça?», a t-il murmuré.

Les Jags ont perdu 10 de leurs 11 derniers matches cette année-là, ce qui a coûté son poste à l’entraîneur-chef, Gus Bradley.

Depuis deux ans, Marrone trouvait que l’ambiance était un peu trop relaxe et permissive, pour un club savourant bien peu de victoires.

Une fois embauché pour remplacer Bradley, en janvier dernier, il avait comme haute priorité un changement de culture. Et cet ajustement explique beaucoup le succès des Jaguars, qui vont rendre visite aux Patriots dimanche, avec à l’enjeu une place au Super Bowl.

La table de ping-pong a été sacrifiée, les dominos ensuite. Marrone a aussi remanié les casiers, indépendamment des positions ou du niveau d’expérience dans la NFL.

«Il y a eu une petite révolte, a dit le plaqueur Malik Jackson. Nous avons amené ça à son attention, parce qu’il y avait beaucoup de mécontents. Mais j’ai appris à rester tranquille et à l’accepter. Il connait plus ça que moi. Je suis juste un joueur: il m’assigne à telle chose, et je le fais. J’ai appris à rejoindre les rangs, et j’en suis très heureux.»

Marrone, le haut dirigeant Tom Coughlin et le directeur général Dave Caldwell voulaient aussi un groupe plus robuste. Ils ont repêché le puissant demi offensif Leonard Fournette et le fougueux plaqueur Cam Robinson, ce dernier bonifiant une brigade comptant déjà, via le marché de l’autonomie, sur l’ailier défensif Calais Campbell, le demi de coin A.J. Bouye et le demi de sûreté Barry Church.

Le programme d’entraînement estival a aussi été plus dur que l’avaient connu la majorité des joueurs. Le message était clair: Allez-y à fond, ou bien rentrez chez vous.

«Au camp, les gars disaient que ça va leur enlever quelques années de vie, a dit Jackson. C’est juste drôle de voir où nous en sommes maintenant. J’imagine que Doug savait ce qu’il faisait.»

Les Jaguars ont passé l’essentiel du camp d’entraînement en épaulettes dans la chaleur et l’humidité, faisant sourciller – et beaucoup suer – les vétérans et les recrues. Mais le clan s’est rapproché, devenant plus soucieux de la réussite de chacun. Et quand le premier match de la saison 2017 s’est conclu par un gain de 29-7 à Houston, les joueurs ont été encore plus gagnés à la cause.

«Je n’avais jamais vécu un camp aussi exigeant, a dit le secondeur Paul Posluszny, un vétéran de 11 saisons. ‘Coach Marrone’ nous disait de faire confiance à son plan. Les gars ont reconnu que les façons de faire du passé n’ont pas eu les résultats voulus, alors ils se sont dit, aussi bien s’impliquer à fond et croire en la valeur de ce plan-là.»

«C’était dur parce que c’était tellement de changements, ajoute Posluszny. Je pense que le plus important est que nous nous sommes répétés, ‘si ça nous aide à gagner, vous pouvez compter sur nous’.»

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