LANSING, Mich. — La médaillée d’or olympique Jordyn Wieber s’est décrite en cour comme l’une des 140 survivantes des agressions sexuelles commises par Larry Nassar, tandis que l’Université de l’État du Michigan a demandé au procureur général de l’État d’enquêter sur la façon dont l’institution scolaire a géré les plaintes déposées contre l’ex-médecin en disgrâce.

Wieber est la quatrième membre du «Fierce Five», surnom donné à l’équipe olympique américaine aux Olympiques de 2012, à raconter publiquement les abus, que Nassar camouflait en traitements médicaux, dont elle a été victime.

Au quatrième jour des audiences sur sentence de Nassar, Wieber a dit que bien qu’elle soit une victime, elle refuse de vivre sa vie comme tel.

«Je suis une olympienne même si j’ai été agressée. J’ai travaillé fort et atteint mon objectif. Mais je veux que tous sachent — surtout les médias — que malgré mes exploits sportifs, je suis l’une des 140 femmes survivantes dont l’histoire est importante.»

L’homme de 54 ans fait face à une sentence de 25 à 40 ans de prison au minimum pour avoir agressé des jeunes filles à l’Université de l’État du Michigan ou chez lui. Il était aussi le médecin de l’équipe de la Fédération américaine de gymnastique, basée à Indianapolis. Il a déjà été condamné à 60 ans de prison pour des crimes liés à la pornographie juvénile.

Tandis que les victimes ont livré de touchants témoignages pour une quatrième journée consécutive, le conseil d’administration de l’université a demandé au procureur général du Michigan, Bill Schuette, de réviser la façon dont linstitution a traité le dossier Nassar. L’université est au coeur d’une tempête alors que plusieurs réclament la démission ou le congédiement de sa présidente, Lou Anna Simon.

L’institution a congédié Nassar en 2016, alors que les allégations d’agressions remontant à plusieurs années à son endroit ont fait surface.

Le conseil d’administration, qui a défendu Simon, a indiqué dans une lettre adressée à Schuette que «les questions se sont faites plus insistantes cette semaine, tandis que les victimes ont livré leurs témoignages. (…) Après les avoir entendus, nous avons conclu que seule une révision par votre bureau pourrait régler la question d’une façon que les victimes, leurs familles et le public jugent satisfaisante».

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