CHICAGO — Ce qu’il restait de la foule au United Center était plutôt tranquille au moment où s’écoulaient les dernières secondes signifiant la fin d’une époque. Il n’y a eu aucun ralliement de la part des Blackhawks de Chicago. Aucune poussée finale.

Les séries éliminatoires de la LNH débuteront sans la présence des Blackhawks pour une première fois en une décennie. Une défaite de 5-1 face à l’Avalanche du Colorado a officialisé ce scénario, mardi soir.

Des joueurs blessés, des étoiles pâlissantes et un manque d’expérience ont coulé les Blackhawks après une époque marquée par trois titres de la coupe Stanley.

«C’est une saison difficile», a reconnu l’entraîneur Joel Quenneville.

La dernière fois que les Blackhawks n’ont pas participé aux séries, Quenneville était entraîneur de l’Avalanche. Il a quitté l’équipe après avoir vu sa troupe être balayée par les Red Wings de Detroit au deuxième tour des séries lors du printemps 2008 et a remplacé Denis Savard derrière le banc des Blackhawks après quatre rencontres la saison suivante.

Les Blackhawks ont ensuite connu la meilleure décennie de leur histoire. Menés par un noyau incluant Jonathan Toews, Patrick Kane et Duncan Keith, ils ont gagné trois fois la coupe Stanley et ont atteint la finale d’association à deux autres reprises. Ils ont aussi participé aux séries éliminatoires lors de neuf saisons consécutives.

Il semble toutefois que l’âge et les changements forcés par le plafond salarial ont finalement rattrapé les Blackhawks (30-35-9), qui occupent le dernier rang de la section centrale avec huit matchs à disputer à leur calendrier.

«Nous avons eu de très bons joueurs et de très bonnes équipes, avec beaucoup de profondeur, a noté Quenneville. Nous n’avons pas toujours eu de bons débuts de saison, mais nous avions différentes options pour redresser la barre. L’aréna vibrait et nous étions excellents à domicile, très bons à l’étranger. Nous étions constants.

«Cette saison, nous sommes imprévisibles dans nos matchs même si nous continuons à avoir du succès au niveau de la possession de la rondelle. Et nous n’avons pas atteint le niveau nécessaire pour avoir du succès soir après soir.»

Une blessure au gardien étoile Corey Crawford a également contribué au déclin rapide des Blackhawks. Âgé de 33 ans, Crawford n’a pas joué depuis le 23 décembre en raison d’une blessure au haut du corps. Anton Forsberg, Jean-François Bérubé et Jeff Glass n’ont pas été ne mesure de prendre le relais.

Les Blackhawks ont aussi été privés de l’attaquant Marian Hossa pendant toute la saison en raison de problèmes de santé. On ne sait pas s’il sera en mesure de disputer un autre match dans sa carrière.

«Il y aura toujours des blessures, a rappelé Quenneville. Par le passé, nous étions capables de surmonter les défis associés aux blessures. Cette saison, nous n’en avons pas été capables.»

Toews, Keith et le défenseur Brent Seabrook ont tous vu leur niveau de jeu baisser cette saison après de longues campagnes et de nombreuses affectations internationales. Les jeunes défenseurs des Blackhawks n’ont pas été à la hauteur et l’attaquant Brandon Saad n’a pas connu la saison espérée à son retour à Chicago à la suite d’une transaction avec les Blue Jackets de Columbus pendant la saison morte.

Mardi, les Blackhawks ont vu de près un exemple du chemin vers un retour dans les hautes sphères de la LNH.

L’Avalanche est au coeur de la lutte pour une place en séries après avoir compilé un dossier de 22-56-4 la saison dernière. Le gardien Semyon Varlamov est en santé après avoir disputé seulement 24 matchs en 2016-17. Mikko Rantanen est devenu une des plus brillantes jeunes étoiles offensives du circuit à l’âge de seulement 21 ans et la recrue Alex Kerfoot a marqué deux fois contre les Blackhawks pour gonfler sa production à 17 buts cette saison.

«C’est un exemple qui vous rappelle que peu importe à quel point vous pensez être loin du succès, vous pouvez rapidement renverser la vapeur», a dit Quenneville après la sixième défaite des Blackhawks en sept sorties.

«Le portrait des séries est différent de ce que la plupart des observateurs anticipaient. Ça démontre à quel point le niveau des équipes est semblable au début de la saison. Il y a plusieurs facteurs qui feront ensuite la différence et le sang neuf peut certainement faire partie de l’équation.»

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