MELBOURNE, Australie — Après avoir remporté trois des quatre derniers championnats des pilotes, le Britannique Lewis Hamilton croit que la saison qui s’amorcera en fin de semaine en Australie pourrait être l’une des plus compétitives de l’histoire de la Formule 1.

L’Allemand Sebastian Vettel, qui a offert une solide opposition au pilote Mercedes l’an dernier, a réalisé de bonnes performances lors des récents essais hivernaux tenus en Espagne, tout comme son coéquipier Kimi Räikkönen.

Et Hamilton est d’avis que les amateurs de Formule 1 «seront étonnés du niveau de compétitivité» des Red Bull de Daniel Ricciardo et de Max Verstappen à Melbourne, après une année 2017 frustrante et marquée par un manque de constance.

«Il y a beaucoup de battage publicitaire autour de notre équipe, a mentionné Hamilton. J’ai hâte de voir comment nous allons tous nous comporter quand nous amorcerons les essais.»

Ce battage médiatique, qui semble accompagner les voitures Mercedes au début de chaque saison, est bien mérité: l’écurie domine la Formule 1 depuis 2014, alors qu’elle a remporté quatre championnats consécutifs des constructeurs et 63 des 79 dernières courses.

Toutefois, les Ferrari ont démontré qu’elles pouvaient rivaliser aux Mercedes pendant une bonne portion de la dernière saison. En fait, Vettel devançait Hamilton au classement des pilotes après 12 courses avant que le Britannique ne s’empare du premier rang de façon définitive à l’issue du Grand Prix d’Italie.

Tout en considérant que Hamilton demeure le favori dans la course au championnat des pilotes, Vettel pense que son équipe a raison d’avoir confiance.

«Nous avons une excellente voiture, et il y a de bonnes raisons d’être optimiste, a déclaré l’Allemand. Habituellement à ce stade de l’année, vous ne savez pas trop où se situent les rivaux. C’est la raison pour laquelle c’est plutôt inutile d’arriver ici et de dire que vous allez dominer toutes les autres équipes en vous fiant sur les essais. Je pense que nous sommes en bonne posture. Nous pourrions être en meilleure posture, mais c’est toujours comme ça.»

Même s’ils sont des rivaux, Hamilton et Vettel ont une cible commune: rejoindre l’Argentin Juan Manuel Fangio au deuxième rang pour le nombre de championnats des pilotes en carrière. Hamilton et Vettel comptent chacun quatre titres, un de moins que Fangio. L’Allemand Michael Schumacher domine avec sept titres.

Hamilton et Vettel voient les choses de la même manière, en ce sens qu’il est trop tôt pour s’attarder à un tel détail.

«C’est une longue, longue saison, a rappelé Hamilton. Vous ne pensez pas vraiment à égaler les exploits des autres (pilotes).»

Optimisme

Par ailleurs, il serait erroné de négliger les Red Bull. L’année 2017, marquée par des ennuis de moteur et 13 abandons de ses deux pilotes, a été désastreuse. Mais ça n’empêche pas les Red Bull de vivre d’espoir.

«Si l’on compare à l’an dernier, je pense que notre voiture s’est beaucoup améliorée, estime Verstappen, qui a terminé 2017 avec deux victoires et une deuxième place lors des six dernières étapes de la saison.

«J’ai le sentiment que nous comptons sur une excellente voiture, a ajouté le talentueux pilote de 20 ans. Toutefois, il nous faudra attendre et voir comment, dans l’ensemble, elle se comportera dans les lignes droites ici (à Melbourne).»

Quant à Ricciardo, il ne devrait pas avoir trop de difficultés à surpasser sa performance au Grand Prix d’Australie de 2017. Après un accident lors des qualifications, il a amorcé la course de la ligne des puits à cause d’ennuis mécaniques et a dû abdiquer au 28e tour.

«L’an dernier, nous n’étions pas sur la grille de départ pendant les hymnes nationaux parce que je me trouvais dans le garage à tenter de faire fonctionner la voiture. J’ai raté toute la fébrilité entourant la journée du dimanche et ce n’était pas très plaisant. C’est certain que toute cette préparation devrait accentuer le plaisir, ce week-end, et nous verrons où ce plaisir nous mènera.»

Hamilton pense que Ricciardo est en position pour lutter pour le championnat des pilotes. Toutefois, il ne lui cédera rien et assure qu’il demeure tout aussi passionné de son sport, même si les rencontres avec les journalistes ne l’emballent pas plus qu’il ne le faut.

«J’essaie de franchir de nouvelles barrières, repousser les limites. Je regarde jusqu’à quel point je peux profiter de cette occasion pour atteindre mon plein potentiel. J’ignore jusqu’où je peux aller et c’est ce que je découvre.»

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