TOKYO — Les autorités de la ville norvégienne de Lillehammer, site des populaires Jeux olympiques d’hiver de 1994, songent à présenter de nouveau leur candidature à titre de ville-hôtesse.

En entrevue avec l’Associated Press, Gerhard Heiberg, qui a orchestré les Jeux de 1994, a confié qu’une candidature pour 2026 est possible, mais que 2030 était plus probable.

Selon Heiberg, les discussions ont cours présentement et une décision pourrait être annoncée dans quelques jours. Peu importe l’année choisie, Lillehammer ferait figure de favorite.

Les villes désirant être candidates ont jusqu’au 31 mars pour faire part de leur intérêt au Comité international olympique. En octobre, le CIO va réduire la liste avant de choisir une ville-hôtesse l’année prochaine.

Au moins quatre autres villes, dont Calgary, songent à soumettre leur candidature en 2026. C’est aussi le cas de Stockholm, en Suède, Sapporo, au Japon, et Sion, en Suisse. Des villes en Italie, en Autriche et en Turquie pourraient aussi monter un dossier de candidature.

Du côté des États-Unis, il y aurait un intérêt pour les Jeux d’hiver de 2030 et des villes comme Salt Lake City, Denver et Reno, au Nevada, pourraient manifester leur intérêt.

L’an dernier, le CIO a choisi deux villes-hôtesse pour les Jeux d’été de 2024 et de 2028 — Paris et Los Angeles — dans le cadre d’un processus unique de mise en candidature. L’organisation basée en Suisse est confrontée à un bassin de plus en plus réduit de villes-candidates, alors que plusieurs d’entre elles font face à des coûts grandissants et à de la pression pour bâtir de nouvelles installations qui deviennent rapidement des éléphants blancs.

Vendredi, le vice-président du CIO, Juan Antonio Samaranch, a déclaré à l’Associated Press qu’il est peu probable que le même processus soit répété pour les Jeux d’hiver de 2026 et de 2030, sauf dans des circonstances «extraordinaires», a-t-il quand même nuancé.

«Il n’y a aucun projet en ce sens. Nous n’en voyons pas la nécessité. Nous ne prévoyons pas modifier le système qui prévoit la sélection des villes-hôtesse tous les quatre ans. Il s’agissait d’une exception.»

Tenants et aboutissants

Hieberg est un homme bien branché. Il est un ancien membre du comité exécutif du CIO et un ancien président de la Commission du marketing de l’organisme. Il demeure un membre honoraire du CIO.

«Je comprends que les membres du CIO aimeraient retourner à Lillehammer, a déclaré Heiberg. Mais peut-être que 2026 est trop tôt.»

Heiberg dit que sa préférence va pour 2026, mais il a ajouté que les politiciens et le Comité olympique norvégien n’avait pas eu assez de temps pour étudier les coûts et les bénéfices.

Selon Heiberg, il reste encore bon nombre d’installations utilisées en 1994, et certaines ont même été améliorées pour la tenue des Jeux olympiques de la jeunesse d’hiver de 2016.

«Il n’y aura pas beaucoup d’investissement ici. C’est le côté attrayant pour la Norvège.»

Si Lillehammer fait impasse sur 2026, Calgary et Stockholm deviendraient probablement les deux meilleures candidatures. Calgary a présenté les Jeux d’hiver en 1988 et Stockholm a accueilli les Jeux d’été en 1912.

Ces deux villes permettraient au CIO de ramener les Jeux dans des contrées hivernales plus conventionnelles, après les choix de Sotchi, en Russie, et de Pyeongchang, en Corée du Sud. Pékin, qui présentera les Jeux d’hiver de 2022, fait partie de la même catégorie que Sotchi et Pyeongchang.

Par ailleurs, si Stockholm devait être la ville élue en 2026, les chances de Lillehammer pour 2030 pourraient diminuer.

Sapporo pourrait aussi s’avérer un choix attrayant, après avoir tenu les Jeux d’hiver de 1972. Mais en allant dans la ville japonaise, le CIO accorderait les Jeux d’hiver à l’Asie pour une troisième olympiade d’affilée.

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