Graham Hughes / La Presse Canadienne Vasek Pospisil

MONTRÉAL – Le joueur sud-africain le plus coriace n’est pas celui qu’on attendait. Mais au bout du compte, ça n’a rien changé pour le Canada.

La formation canadienne a quand même pris les devants 2-0 grâce aux victoires en trois sets chacun de Milos Raonic et Vasek Pospisil, vendredi, à l’occasion de la première journée de l’épreuve de barrage du groupe mondial de la Coupe Davis. Celle-ci a été disputée devant une foule annoncée de 1702 spectateurs sur le court no 1 du stade Uniprix du parc Jarry.

Raonic, la tête d’affiche de l’équipe canadienne, a eu plus de difficulté que prévu à s’imposer contre Nikala Scholtz, un joueur de 21 ans qui n’est pas encore classé chez les seniors, mais a fait preuve de beaucoup de panache compte tenu qu’il évolue encore dans la NCAA et en était à son premier match en Coupe Davis. Dans un affrontement entre deux joueurs au service puissant, le Canadien classé 15e au monde a eu le dessus 7-5, 6-4, 7-5.

«Je dois faire preuve d’humilité en disant ça parce que je suis habituellement le meilleur au service dans un tournoi, mais oui, (Raonic) a un meilleur service que moi», a concédé Scholtz, sourire en coin.

«Il a été particulièrement meilleur que moi au deuxième service», a ajouté le jeune Sud-Africain, en faisant allusion au fait que Raonic a remporté le point dans 82 pour cent des cas à son deuxième service (23 en 28 occasions).

Pospisil a bien lancé la compétition pour les siens, plus tôt vendredi, quand il a vaincu Izak Van der Merwe, théoriquement le meilleur joueur sud-africain en l’absence de Kevin Anderson et Rik de Voest, 6-3, 6-4, 6-4. Le Canadien de 22 ans, classé 116e au monde, a ainsi eu le dessus sur le 188e mondial, qui a présenté du jeu beaucoup trop erratique pour espérer l’emporter.

De son côté, Raonic a su élever son niveau de jeu et faire la différence dans les moments-clés devant un joueur sans expérience dans les rangs professionnels. L’Ontarien de 21 ans a notamment réussi le coup en obtenant le bris de service dans le 11e jeu de la première manche, puis un autre dans la troisième partie du deuxième set à l’aide de quatre coups gagnants parfaitement préparés et exécutés. Raonic s’est par ailleurs retrouvé à deux points de subir un bris de service dans la 10e partie du deuxième set, mais a réussi deux as pour faire pencher la balance de son côté.

Scholtz a offert le troisième set à Raonic quand il a commis deux doubles fautes pour amorcer la 11e partie, pavant la voie à un bris de service de la part du Canadien. Le Sud-Africain avait péché de la sorte à sa partie précédente au service, mais Raonic n’avait pu su en profiter.

«J’aurais aimé obtenir mes bris de service plus rapidement, mais je savais que c’était une question de temps, a commenté Raonic. Il y a plusieurs petites choses que j’aurais pu mieux faire, mais au bout du compte ça ne me dérange pas trop parce que la victoire a été au rendez-vous. J’aurais des sentiments très différents si j’avais perdu.»

«Il faut lui donner crédit, a dit Scholtz de Raonic. Il est le meilleur joueur contre lequel j’ai jamais joué jusqu’ici, et peut-être le meilleur contre lequel je vais jamais jouer.»

«Les points vont vite dans un match de tennis, a fait remarquer le capitaine de l’équipe canadienne, Martin Laurendeau. Quand on affronte un joueur qu’on connaît moins bien, il faut prendre le temps de voir comment il joue. Milos a fini par trouver le moyen d’en venir à bout. (Scholtz) a quand même bien fait, il s’est donné une occasion de remporter les premier et troisième sets.»

Pospisil, lui, a pris l’initiative du premier set quand il a réalisé son deuxième bris de service de la manche lors de la sixième partie, même si son opposant a initialement pris les devants 40-0. Il a alors pris les devants 4-2.

Le jeune Canadien a peiné à l’occasion de deux parties au service dans le deuxième set. Même s’il n’a subi aucun bris, un smash raté au filet a semblé le déconcentrer. C’est seulement lors de la 10e partie, qui a mis fin à la manche, qu’il a retrouvé son aplomb. Un bris dans le troisième jeu de la troisième manche lui a permis de clore le match rapidement.

«J’ai eu des hauts et des bas, mais j’ai su faire preuve de concentration dans les moments où le match aurait pu basculer», a noté Pospisil, selon qui la clé du duel a été sa capacité à bien retourner au service.

«Ça te force à rester plus concentré quand tu es le premier à aller sur le terrain. J’ai d’ailleurs tendance à relever mon niveau de jeu quand je joue pour mon pays — plus que lorsque je joue pour moi-même», a ajouté celui qui a signé la quatrième victoire en simple de sa carrière en Coupe Davis, en huit duels.

Cette épreuve de barrage au meilleur des cinq matchs, qui permettra au vainqueur de se retrouver dans le groupe mondial de la Coupe Davis, se poursuivra samedi avec le match de double. Les deux pays aligneront les duos prévus, soit Daniel Nestor et Pospisil du côté du Canada ainsi que Van der Merwe et Raven Klaasen du côté de l’Afrique du Sud.

«On leur a lancé un message en remportant nos deux premiers matchs en trois sets, a souligné Laurendeau. Il faut éviter de leur ouvrir la porte. Il faut finir le travail tout de suite et l’emporter en double.»

Les deux autres matchs de simple, en ordre inverse, suivront dimanche.

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