THE CANADIAN PRESS Lance Stroll

MONTRÉAL — On savait déjà que l’écurie Williams ne serait pas à son avantage sur le circuit Gilles-Villeneuve pour le Grand Prix du Canada de Formule 1. Et les premiers essais libres sont venus confirmer les appréhensions.

Lance Stroll et son coéquipier Sergey Sirotkin se retrouvent en queue de peloton à deux secondes et demie du chrono de référence réalisé par le Néerlandais Max Verstappen, sur sa Red Bull, à l’issue d’une journée ensoleillée.

Sur une piste qui manque d’adhérence le vendredi, Stroll a testé les limites de la voiture et il en a été quitte pour une touchette avec le «mur des champions» en matinée, ce qui a entraîné une crevaison.

Pendant la séance d’après-midi, il a de nouveau abordé le dernier virage trop vite et son ingénieur lui a servi un avertissement: «Tu as presque touché le mur de nouveau», lui a-t-il lancé à la radio.

«Il fallait voir la limite», s’est défendu le pilote de Mont-Tremblant lorsqu’on l’a questionné à ce sujet.

Quant à savoir si le manque de vitesse de sa Williams l’oblige à compenser, il a remis les choses en perspective.

«Ça ne marche pas comme ça. À chaque fois que je prends le volant, je fais tout ce que je peux pour obtenir le maximum de la voiture.

«Nous avons travaillé pour améliorer la voiture (vendredi), afin de nous mettre dans la meilleure position possible (samedi). Maintenant, il faut essayer de comprendre et voir ce que nous pouvons faire pour améliorer l’équilibre de la voiture en vue des qualifications et de la course.»

Et pour espérer faire mieux sur ce circuit, Stroll estime qu’il faut être capable de bien négocier les vibreurs et d’avoir un bon freinage.

Williams défend ses pilotes

Plus tôt dans la journée, la patronne de l’équipe, Claire Williams, a tenu à prendre la défense de ses pilotes, Stroll en particulier.

«Ils n’ont pas exactement le meilleur équipement cette année pour exprimer leur potentiel, a précisé Williams lors de la conférence de presse organisée par la FIA. C’est notre responsabilité de leur donner une voiture dans laquelle ils peuvent l’exprimer. Tous les deux ont un poids considérable sur leurs épaules.

«Ce n’est pas facile pour un jeune pilote en F1 de conduire une voiture tout en sachant que vous allez vous retrouver à l’arrière. Psychologiquement, c’est dur. Et je pense qu’ils font du très bon travail dans les circonstances. Ils font preuve d’une belle maturité.»

Stroll, habitué de s’aligner jusqu’ici dans les championnats inférieurs au sein d’équipes en mesure de lui fournir une voiture capable de se battre à l’avant, jure qu’il ne souffre pas trop de son manque de résultats. Il a marqué des points une seule fois cette saison, grâce à sa huitième place au Grand Prix d’Azerbaïdjan.

«Ça ne change pas mon approche. C’est la nature du sport», a-t-il dit.

En fin de contrat avec Williams, Stroll a préféré éluder la question lorsqu’il a été questionné à ce sujet. Claire Williams a tenu à réitérer son appréciation de son travail, sans toutefois rien promettre pour l’année prochaine.

«J’aime Lance. C’est un gars génial. J’estime qu’il a beaucoup plus de potentiel que ce que nous pouvons lui offrir avec la voiture actuelle. Pour l’instant, je ne veux pas parler de 2019. Nous avons beaucoup de problèmes à régler cette année et j’ai besoin que tout le monde se concentre sur 2018 pour résoudre ces problèmes. Quand nous serons en mesure de parler de 2019, nous le ferons.»

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