The Associated Press

PARIS — Les membres de l’équipe française championne de la Coupe du monde de football ont descendu les Champs-Elysées, lundi, à Paris, à bord d’un autobus à impériale pendant que les Alphajet traçaient les couleurs nationales dans le ciel et sous des acclamations de joie.

Ce défilé de la victoire, au lendemain d’un triomphe de 4-2 contre la Croatie en finale de la Coupe du monde à Moscou, est le point culminant des célébrations d’une nation à la recherche de héros.

Des bombes fumigènes ont été lancées parmi la foule de dizaines de milliers de personnes sur la prestigieuse avenue, provoquant une brume qui a parfois masqué l’équipe. Certains joueurs ont lancé leurs écharpes dans la foule en liesse.

Lors d’une réception au palais présidentiel, le capitaine et gardien Hugo Lloris, brandissant le trophée en or, et l’entraîneur Didier Deschamps ont ensuite été les premiers à saluer le président Emmanuel Macron et son épouse Brigitte sur un tapis rouge dans la cour. Au jardin, le milieu de terrain Paul Pogba a mené des chants à l’improviste.

Plus de 3500 personnes figurent par les invités, la plupart des jeunes issus des clubs de football où les 23 joueurs sélectionnés ont été formés.

Dans son discours, Macron a d’ailleurs rappelé aux joueurs le rôle important de ceux et celles qui ont contribué à faire d’eux des champions.

«Merci à vous, au président, au sélectionneur, au capitaine et à toute l’équipe d’avoir apporté cette Coupe, d’avoir rendu fier le pays, d’avoir mouillé le maillot, d’avoir été unis. Ne changez pas, cette équipe est belle parce qu’elle a été unie. La troisième chose: n’oubliez jamais d’où vous venez. Vous venez de là. Devant vous, des clubs qui vous ont formés dans la France entière.»

Plusieurs des clubs invités sont basés dans les quartiers pauvres d’où viennent certains Bleus dont le phénomène de 19 ans Kylian Mbappé, de Bondy, en banlieue nord-est de Paris.

Plus tôt dans la journée, l’équipe avait été accueillie par des jets d’eau formant une arche au-dessus de l’avion sur le tarmac de l’aéroport Charles de Gaulle.

Des stations du métro parisien ont pris des noms temporaires de circonstance: «Étoile» devenant «On a 2 Étoiles» et «Victor Hugo» transformé en «Victor Hugo Lloris», notamment.

«Cette Coupe nous lie à vie», a dit le défenseur Raphaël Varane, à BFM-TV. Écho au thème de l’unité, maintes fois évoqué dans les célébrations.

Lloris et Deschamps ont été les premiers à sortir de l’avion. Le personnel de l’aéroport et la ministre française des Sports, Laura Flessel, une ancienne championne d’escrime, ont été les premiers à dire «merci» au nom d’une nation reconnaissante qui avait cruellement besoin de cet encouragement.

La grande victoire envoie à la jeunesse française le message d’oser croire en ses rêves, a ajouté Flessel.

«Un bonheur éternel» a titré le quotidien sportif L’Équipe, résumant l’état d’esprit de plusieurs qui espèrent que cette euphorie durera des mois, voire des années.

L’équipe a ensuite pris la direction des Champs-Élysées, la grande avenue de Paris où des centaines de milliers de personnes se sont pressées après la victoire de dimanche.

Pour une troisième journée consécutive, l’avenue s’est donc transformée en boulevard de la fierté et du bonheur après le défilé militaire du 14 juillet, samedi, qui, avec le recul, était un aperçu de l’exaltation de la victoire de la Coupe du monde.

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