Graham Hughes/La Presse canadienne Jean Pascal

MONTRÉAL — Jean Pascal et Steve Bossé n’entendent pas veiller tard à la Place Bell, vendredi.

Après que Bossé (1-0, 1 K.-O.) eut promis de «casser physiquement et mentalement» Pascal (32-5-1, 19 K.-O.), ce dernier lui a souhaité de le faire rapidement.

«Je ne suis pas un habitué des prédictions, mais je me sens tellement à l’aise, confiant, a indiqué l’ex-champion du monde des mi-lourds du World Boxing Council (WBC). Steve a dit qu’il allait me casser; j’espère qu’il va le faire avant le troisième round, car je prédis un K.-O. au troisième.»

Malgré cette prédiction audacieuse, on sent tout de même un grand respect de la part du clan Pascal envers ce nouveau venu à la boxe, mais tout de même un combattant aguerri. Après tout, Bossé a livré plusieurs combats dans la Ligue nord-américaine de hockey et en arts martiaux mixtes avant de faire le saut en boxe.

«Je vais laisser faire les échelles et casques de pompiers: on va passer aux vraies affaires, a dit Pascal en référence à ses allégories des dernières semaines. J’ai deux mots pour décrire Steve Bossé: courage et dangereux.

«Pourquoi le courage? Tout simplement parce qu’il a les ‘couilles’ pour m’affronter à son deuxième combat professionnel. (…) Pourquoi dangereux? Pas en raison de sa force de frappe, mais bien en raison de son courage. Un homme courageux peut devenir très dangereux sur le ring. C’est pourquoi Stéphan Larouche et mon équipe n’avons rien laissé de côté en vue de ce combat.»

Larouche estime d’ailleurs que son poulain et lui ont beaucoup à perdre ce vendredi.

«Parce que Jean a beaucoup de crédibilité, on ne peut pas se permettre de ruiner ça avec un combat qu’on prendrait à la légère, a souligné l’entraîneur. Jean a beaucoup à perdre et pas grand-chose à gagner dans ce combat, tout comme moi: si Jean perd, on perd en équipe. (…) Si je veux que ce soit ‘le fun’ samedi, il faut donner une bonne performance vendredi.»

Cette crédibilité, c’est ce qui manque à Bossé et il en est bien conscient.

«Présentement, les gens ne croient pas que je puisse battre Jean Pascal, a-t-il dit. C’est certain (que mon expérience en UFC) va me servir. Je m’en vais dans ce combat-là en me disant que ce sera le plus difficile de ma carrière. Je veux non seulement gagner, mais donner un bon show. Je veux que les gens, en partant à la fin de la soirée, peu importe le résultat, se disent: ‘Wow! Quel bon combat!’ Je veux que les gens aient envie de revenir me voir. Je suis aussi très confiant d’être capable d’aller chercher ce combat, d’aller chercher de la crédibilité, même si je suis négligé comme je ne l’ai jamais été.»

Aux yeux de Bossé, c’est la différence de poids qui lui donnera un net avantage.

«Nous aurons un bon 20 livres de différence. J’ai hâte de voir comment Jean va réagir au corps à corps, quand je l’atteindrai facilement. Ce ne sera pas la même ‘game’ que lorsqu’il se battait à 175 livres. (…) J’ai hâte de voir comment Jean va réagir à ça.»

Ventes difficiles
Quand ce combat a été annoncé il y a déjà quelques mois, plusieurs s’attendaient à ce que ce soit un succès retentissant aux guichets. Ça ne s’est pas matérialisé et Groupe Yvon Michel a même repoussé le combat, initialement prévu à la fin juin, et fait appel aux services d’Olivier Primeau et de son Beachclub afin de mousser les ventes.

En date de mardi, ce n’était toujours pas le succès escompté, mais avec plus de 2500 billets de vendus, tout le monde estime qu’on est sur la bonne voie.

«On s’attendait à ce que ce soit un plus gros succès. Mais ça dérange que je vienne d’un autre sport, a indiqué Bossé. Les gens voient Jean Pascal, un ex-champion du monde, et se disent que c’est impossible qu’un gars comme moi, après un combat de boxe, puisse le battre. Mais il ne faut pas oublier que Jean Pascal, ce n’est pas Floyd Mayweather, qui a la meilleure défense au monde. Jean Pascal se fait toucher dans ses combats et il s’en va dans une division de poids 25 livres plus élevées que le poids auquel il est habitué de combattre. Ça va faire la différence.»

Nouvelle fondation
Par ailleurs, Yvon Michel et sa conjointe, Stéphanie Drolet, ont annoncé la mise sur pied de la Fondation Yvon-Michel, qui vise à «mettre K.-O. le cancer du sein».

La fondation tiendra un premier événement caritatif au club de golf Le Mirage, le 18 octobre prochain, où elle souhaite remettre 75 000 $ à la Fondation québécoise du cancer du sein.

«J’ai été durement touchée par cette maladie et depuis longtemps, je souhaitais m’impliquer afin de lutter contre cette maladie, a déclaré Stéphanie Drolet, dont la mère a perdu son combat contre la maladie. Depuis deux ans, je le faisais déjà pour GYM, mais je voulais en faire plus. Ce que j’aime, c’est redonner aux autres, me battre pour cette cause. Quand je lui en ai parlé, je pense qu’Yvon était plus content que moi!»

Après avoir songé à plusieurs noms différents pour cette fondation, elle a décidé d’y aller avec le nom de son conjoint, car c’est celui qui lui ouvrait le plus de portes.

«Yvon a déjà plusieurs partenaires d’affaires et je me disais que lorsque j’appellerai des dirigeants d’entreprises, ce serait plus facile d’expliquer ce qu’est la Fondation Yvon-Michel que d’expliquer qui est Stéphanie Drolet. Yvon a une notoriété qui facilite les choses.»

Ceux qui souhaiteraient participer au premier événement de cette fondation peuvent contacter directement Mme Drolet à stephanie.drolet@videotron.ca.

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