TORONTO – Les négociations contractuelles dans la LNH vont reprendre, mardi matin, aux bureaux de l’Association des joueurs de la LNH, à Toronto.

La séance devrait regrouper les quatre principaux négociateurs: Gary Bettman et Bill Daly, pour la partie patronale, ainsi que Donald Fehr et Steve Fehr, dans le camp syndical.

Aucun sujet en particulier ne figure à l’ordre du jour. Les deux parties doivent avancer des idées afin de faire progresser les discussions quant aux principaux points en litige. Du choc des idées jaillira la lumière, espère-t-on.

La reprise des pourparlers survient quelques jours avant l’annulation d’une autre série de matchs de la saison régulière, en raison du lock-out.

La ligue a déjà rayé les 82 premiers matchs, soit jusqu’au 24 octobre. On s’attend à ce qu’elle ampute de nouveau le calendrier, avant la fin de la semaine.

La ligue et les joueurs ont gardé le dialogue ouvert au cours du premier mois du conflit. Mais les deux parties ont été incapables de réaliser des progrès quant aux grands enjeux économiques.

On a largement mis l’accent sur les volets problématiques de deuxième ordre, comme les tests antidopage.

La ligue exerce de la pression en sollicitant une nouvelle proposition des joueurs qui jetterait les bases d’un système de partage des revenus.

«Nous comprenons qu’ils ont peaufiné quelques concepts, quelques idées — nous leur suggérons simplement de nous soumettre une offre», a dit Daly, la semaine dernière, au terme d’une séance de négociations à New York.

«Le moindre mouvement est mieux qu’aucun mouvement. Nous espérons ainsi aller de l’avant. Mais même si nous essuyons un recul, ce pourrait être mieux que la situation actuelle.

«C’est le message que nous leur avons livré», a résumé Daly.

Le syndicat a soutenu que la ligue peut également soumettre la prochaine offre.

«Nous tentons toujours d’avancer des idées afin de contribuer à des offres, et Bill le sait pertinemment parce que nous le lui répétons sur une base régulière, a commenté Steve Fehr, la semaine dernière. Nous espérons qu’ils font la même chose de leur côté. Personne ne devrait rester à rien faire.»

Aucune partie n’a présenté d’offre concrète depuis le 12 septembre, la journée au cours de laquelle chacune en a soumis une.

Les deux offres ont été retirées au déclenchement du lock-out, trois jours plus tard.

Le syndicat a proposé une entente de cinq ans, qui aurait fait passer la part des revenus qu’ils touchent de 54 à 52 pour cent.

L’offre de la ligue était d’une durée de six ans et elle prévoyait une diminution de la part de revenus des joueurs — de 57 pour cent dans l’ancienne convention collective — de 49 à 47 pour cent.

La semaine dernière, Daly a chiffré les pertes de revenus imputables au lock-out à presque 250 millions$ US.

Les joueurs commencent à en ressentir les conséquences négatives. Si la saison régulière s’était ébranlée la semaine dernière, comme prévu, les joueurs auraient touché leur premier de 13 chèques de paie, lundi.

Pendant ce temps, la ligue s’est tournée vers la firme de recherches marketing Luntz Global afin de diriger un groupe de discussions sur la perception des amateurs. Lundi, le site Internet Deadspin a révélé des détails d’une session qui a eu lieu la semaine dernière à Washington, comprenant notamment une question sur quelle partie avait la sympathie des participants.

Le fondateur de cette compagnie, Frank Lutz, a plus tard émis un communiqué confirmant son travail pour la LNH.

«Cette recherche n’est pas différente de ce que moi et d’autres dans mon domaine ont réalisé pour le compte de formations sportives, de ligues sportives et d’ associations de joueurs depuis plusieurs années», a dit Luntz, qui est depuis longtemps un stratège du Parti républicain, aux États-Unis.

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