Justin Tang/La Presse canadienne Johnny Manziel

MONTRÉAL — Les Alouettes de Montréal le savent: leurs chances de participer aux matchs éliminatoires sont virtuellement impossibles. Ça ne les empêche pas d’avoir envie de relever des défis.

Comme la rencontre de lundi, face aux Stampeders de Calgary. Cet affrontement entre un club à la fiche de 11-2 et l’autre à 3-11 semble digne de David contre Goliath.

«C’est notre gros match. Ce sont nos éliminatoires à nous, a admis l’entraîneur-chef, Mike Sherman. C’est une équipe qui devrait participer au match pour la coupe Grey, peut-être même le gagner. Ils ont les effectifs pour ça. Nous pensons que c’est une excellente opportunité que nous avons de battre une équipe comme celle-là. C’est le genre de victoire dont vous vous souvenez longtemps.

«J’ai rappelé aux joueurs (jeudi) matin à quel point c’était important pour nous de gagner ce match. C’est important pour notre programme de football; c’est important pour tous les efforts que les joueurs ont fournis depuis le début du camp. C’est important parfois d’accomplir quelque chose que peu de gens estiment à votre portée. Nous savons que c’est une excellente équipe, bien dirigée, mais nous avons très hâte de les affronter.»

«Personnellement, négligés ou favoris, c’est n’importe quoi, a pour sa part indiqué le garde Philippe Gagnon. Nous savons que nous sommes pratiquement éliminés, mais nous voulons tous gagner les matchs ici. Nous sommes des professionnels qui gagnons notre vie avec le football. Et nous sommes payés pour les gagner, pas juste les jouer. Nous voulons prouver que nous sommes de bons joueurs, que ça nous tient à coeur et que nous n’avons pas fait une croix sur cette saison-là.»

Kristian Matte rappelle d’ailleurs que ce n’est pas une victoire garantie pour les Stampeders, déjà assurés de participer aux éliminatoires.

«Il y a deux ans, ils n’avaient pas perdu et nous avaient rendu visite (la semaine 18), et nous les avions battus. On doit gagner nos matchs, que ce soit Calgary ou n’importe qui d’autres, surtout devant nos partisans, où on a eu plusieurs ennuis cette saison.»

Plusieurs des joueurs des Alouettes estiment d’ailleurs que leur fiche n’est pas représentative des efforts déployés cette saison.

«Il faut que ça fasse partie du processus d’apprentissage, a souhaité Matte. Certains disent que ça ne pouvait pas être pire ou qu’on est proche. D’autres disent que ça va finir par débloquer. Il faudrait: ça fait deux ou trois ans qu’on dit ça.

«C’est très frustrant, a poursuivi le centre. On regarde les films après les matchs et on se dit qu’on aurait pu faire telle ou telle chose différemment. On dit qu’il n’y a que quatre ou cinq jeux qui font la différence dans un match. Quand ça va pour l’autre équipe chaque fois, on perd ces matchs. On veut, on travaille fort, mais ça ne débloque pas. (…) Il faut trouver la solution pour que ça débloque.»

Le botté d’envoi est prévu pour 13h, lundi, au stade Percival-Molson.

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