BROSSARD, Qc — L’ouverture locale du Canadien de Montréal jeudi soir a ravivé le souvenir de mauvaises tendances trop souvent vécues la saison dernière: les difficultés à trouver le fond du filet et à sortir des cercles de mise en jeu en possession de la rondelle.

Lors de la défaite de 3-0 contre les Kings de Los Angeles au Centre Bell, le Tricolore n’a gagné que 23 des 60 mises en jeu, un pourcentage de «réussite» de seulement 38 pour cent.

Du coup, voilà que la formation montréalaise occupe le 31e et dernier rang à ce chapitre avec un taux d’efficacité de 39,8 pour cent. Si c’est possible à imaginer, ce rendement est largement inférieur à celui de 47,5 pour cent enregistré en 2017-2018 et qui avait laissé l’équipe en 29e position dans la LNH.

Max Domi (57 pour cent) et Jesperi Kotkaniemi (55 pour cent) ont tenu leur bout, mais la soirée a été infernale pour Phillip Danault, qui a terminé avec un taux d’efficacité de huit pour cent (1-en-13).

En guise de comparaison, Jeff Carter (82 pour cent) et Anze Kopitar (64 pour cent) se sont amusés comme larrons en foire.

Après une séance d’entraînement où les joueurs du centre du Canadien ont consacré plusieurs minutes à peaufiner cet aspect de leur jeu, Danault a fait son mea culpa.

«Hier, c’est un match à oublier, vraiment. Peu importe la grosseur du centre en face, il faut trouver un moyen d’être plus méchant. Il faut que ça fasse mal, les mises en jeu. Pour nous, les centres, c’est une bataille de plus. Soit que ça te donne 15 secondes de plus avec la rondelle, soit que ça te force à pourchasser la rondelle pendant 15 secondes. C’est une grosse différence dans le match, et ça nous a coûté.»

Ce côté «méchant» auquel a fait allusion Danault est venu rejoindre les propos de l’entraîneur-chef Claude Julien, qui a été chôyé avec les Bruins de Boston alors qu’il pouvait se tourner vers Patrice Bergeron dans les moments cruciaux.

«C’est une attitude. Ça commence par ça, a répondu Julien lorsque questionné sur la recette du succès de Bergeron.

«Tu apprends à connaître les centres des autres équipes. Durant les matchs, tu fais des ajustements. Tu vois ce que l’autre fait. Il y a quand même une préparation, et c’est là que nous avons des joueurs qui doivent vraiment s’améliorer. Phillip en est un qui est dans la ligue depuis quelques années et on se fie à lui pour gagner des mises en jeu. Une soirée comme hier, c’est très difficile pour lui, et on ne peut pas avoir trop de soirées comme ça de la part de nos centres.»

Au-delà des exercices répétitifs lors de l’entraînement, Julien a remanié ses trios de telle façon que le vétéran centre Tomas Plekanec pourrait affronter les Penguins de Pittsburgh, samedi soir. Rien n’est encore sûr, toutefois.

Laissé à l’écart lors des trois premières rencontres — alors qu’il lui en manque deux pour atteindre le plateau des 1000 matchs en carrière dans la LNH — Plekanec s’est entraîné au centre de Charles Hudon et d’Andrew Shaw. Il remplaçait Matthew Peca, qui n’a gagné qu’une seule mise en jeu en six occasions contre les Kings.

«C’est sûr que nous avons des difficultés avec les mises en jeu. C’est l’un des aspects que nous devons vraiment améliorer. On ne commence pas avec la rondelle, a expliqué Julien.

«C’est là que Tomas pourrait nous aider. Aujourd’hui, on voulait le mettre dans cette situation et voir comment ce trio allait se débrouiller pendant l’entraînement. Je me réserve le droit de prendre ma décision finale demain (samedi), mais il y a des possibilités.»

Au fil de ses 14 saisons dans la LNH, Plekanec a gagné presque autant de mises en jeu (8009) qu’il en a perdues (8017), ce qui est déjà mieux que le rendement général de l’équipe en ce moment.

«Il arrive qu’un centre connaisse des ennuis contre un joueur en particulier. C’est souvent une question de petits détails ici et là qu’on peut changer et qui peuvent déranger un centre adverse», a déclaré Plekanec à ce sujet.

Dans un autre ordre d’idées, Carey Price a eu droit à une journée de congé pour subir des traitements au lendemain de sa troisième sortie en autant de matchs. Selon Claude Julien, il n’y a aucune raison de s’inquiéter de l’état de santé du vétéran gardien.

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