NEW YORK, États-Unis – Toute la bonne volonté qui s’était développée au cours de la dernière séquence de négociations entre la Ligue nationale de hockey (LNH) et l’Association des joueurs (AJLNH) s’est rapidement évaporée, vendredi.

Les deux parties sont ressorties frustrées de leur quatrième séance de négociations en autant de jours après les discussions aient frappé un noeud. La ligue et le syndicat semblaient pourtant avancer lentement mais sûrement vers la résolution de ce conflit après avoir échangé des propositions cette semaine, mais ils se sont quittés en plutôt mauvais termes après avoir découvert qu’environ 380 millions $ US les séparaient toujours.

«On a regardé les chiffres des diverses propositions qui ont été déposées et nous croyions que nous étions beaucoup plus près sur la structure d’une entente que nous l’étions vraiment, a déclaré le directeut exécutif de l’AJLNH, Donald Fehr. Mais ils sont plutôt revenus en nous disons: ‘Non, nous sommes très, très loin’.»

Aucune autre session de négociations n’est à l’horaire, mais Fehr demeure optimiste qu’elles reprendront samedi.

Le principal point sur lequel les deux parties ne s’entendent pas est un système dans lequel la part totale de revenus attribués aux joueurs serait réduite de façon drastique tout en respectant les contrats actuellement en vigueur. La plus récente offre de la ligue comprend une prime de réparation («make whole») de 211 millions $ en paiements différeés, un montant nettement insuffisant aux yeux de l’AJLNH.

«S’ils croient honorer tous les contrats et que tout le monde sera payé exactement la somme convenue à la signature de tous ces contrats, alors c’est évidemment faux et ça ne l’a jamais été, a dit Fehr. Je ne sais pas comment ils peuvent croire cela.»

La semaine a commencé avec les deux parties acceptant de se rencontrer dans un endroit non divulgué de New York et sans commenter la nature des discussions aux médias. Elle n’a pas terminé sur le même ton. Des sources ont indiqué que la ligue est également frustrée par le manque de progrès effectués. Le commissaire, Gary Bettman, n’a toutefois rien laisser transparaître au cours d’une courte rencontre avec les représentants des médias.

Présidant maintenant le troisième lock-out au cours de son passage à la tête du circuit, il a refusé de qualifier l’état des négociations.

«Je ne veux ni augmenter, ni abaisser les attentes, a-t-il dit. Je ne serai pas content tant que ce ne sera pas réglé et que nous ne jouerons pas.»

Mais quand on fouille un peu, on découvre les tensions.

Fehr a dû défendre son leadership après qu’un mémo qu’il a envoyé aux joueurs ait été coulé aux médias. Plusieurs rapports ont ensuite circulé à l’effet que la ligue ne croyait pas qu’il remplissait son mandat d’informer ses membres sur la nature exacte des propositions.

Flanqué des quelques joueurs ayant assisté à la séance de vendredi, Fehr a noté que seulement quatre propriétaires faisant partie du comité de négociations ont participé aux discussions.

«Les proprios ne peuvent pas venir aux réunions afin d’entendre de vive voix ce qu’il s’y dit, mais tous les joueurs sont les bienvenus, aux frais du syndicat, a-t-il rappelé. Ils peuvent venir, entendre les discussions et se faire leur propre idée.»

Ce ne fut pas non plus une bonne journée pour ceux qui souhaitent voir la LNH amorcer un calendrier écourté dans un avenir rapproché.

Plusieurs avaient bon espoir que les négociations progressaient, surtout que les deux parties ont pris part à leur plus longue séquence de négos depuis que les discussions au sujet du renouvellement de la convention collective ont été amorcées, il y a quatre mois. Bettman a cependant noté qu’il vaut mieux «être ensemble et se parler», avant de glisser «quand il y a quelque chose à discuter».

En plus de leurs différends sur la prime de réparation, les deux parties sont aussi à couteaux tirés sur les changements proposés aux règles d’attribution des contrats. La ligue n’aurait pas retiré les demandes qu’elle a déposées le 18 octobre dernier selon diverses sources, et le syndicat continue de penser qu’il ne devrait pas avoir à faire des concessions dans ce dossier parce qu’il a convenu d’une baisse de la part des joueurs dans le partage des revenus.

La ligue et l’AJLNH tentent de mettre fin à un lock-out qui dure depuis 55 jours et qui a déjà forcé l’annulation de 327 parties en saison régulière, incluant la Classique hivernale, qui devait avoir lieu à Ann Arbor au Michigan, le 1er janvier prochain.

Il est possible que les négociations se poursuivent tout le week-end, ce qui pourrait forcer Bettman et Fehr à rater l’intronisation des nouveaux membres du Temple de la renommée du hockey. Mais cela n’arrivera que s’il y a des signes de progrès.

«Nous sommes prêts à faire tout ce qui doit être fait, a indiqué Bettman. Nous sommes disponibles, comme je l’ai déjà dit. Nous attendons de savoir quand l’Association des joueurs sera prête à reprendre les négociations.»

La réponse n’a pas été aussi claire du côté du syndicat après cette difficile journée à la table de négociations.

«Je ne sais pas ce qui va se passer ensuite», a déclaré Fehr.

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