La Presse canadienne Ryan Suzuki (à gauche).

TORONTO — Ryan Suzuki n’hésite pas lorsqu’il peut tirer la pipe de son frère aîné Nick. C’est ainsi depuis leur tendre enfance, alors qu’ils jouaient au mini-hockey ou encore aux jeux vidéo au domicile familial.

Ryan, qui évolue pour les Colts de Barrie, dans la Ligue de hockey junior de l’Ontario (OHL), devrait être un choix de première ronde lors de la prochaine séance de repêchage de la LNH, deux ans après que Nick ait été sélectionné au 13e rang universel par les Golden Knights de Vegas en 2017. Si Ryan entend son nom être annoncé avant celui de son frère, il s’en servira certainement pour agacer Nick pendant leurs entraînements estivaux.

«Je ne vais pas le lui remettre dans le visage à chaque occasion, mais je vais assurément en profiter, a dit Ryan. Si jamais il me met en colère, alors je m’en servirai contre lui.»

Nick a marqué 45 buts et amassé 96 points en 65 rencontres il y a deux ans avec l’Attack d’Owen Sound, puis il a enchaîné avec une récolte de 42 buts et 100 points en 64 parties la saison dernière.

«Il est un modèle pour moi, et je veux de toute évidence surpasser son total de points, a dit Ryan. C’est mon objectif.»

Pour l’instant, Ryan peut toujours espérer y parvenir. Le hockeyeur âgé de 17 ans a quatre buts et 18 points en 10 rencontres en 2018-19.

«J’analyse ses statistiques, et je crois qu’il pourrait y parvenir», a reconnu Nick, qui a marqué cinq buts et obtenu 11 points en huit rencontres à sa quatrième saison avec l’Attack.

«Je savais en grandissait qu’il deviendrait un très bon joueur de hockey, (mais) j’ignorais qu’il le serait si rapidement. Je crois qu’il accomplira de belles choses.»

En dépit de la rivalité qui persiste entre eux, Ryan est conscient qu’il peut toujours demander des conseils à son frère aîné sur la manière d’approcher le repêchage de la LNH.

Ryan a accompagné Nick au repêchage de 2017 à Chicago, et il a pu profiter pleinement de l’expérience — la fébrilité qui règne jusqu’au moment où ton nom est annoncé, en passant par l’obtention du chandail de l’équipe, jusqu’au moment d’enfiler la casquette sur l’estrade.

«Il m’a tout dit là-dessus, donc je crois que je serai un peu mieux préparé que lui pour le repêchage», a confié Ryan.

Les frères Suzuki ont grandi ensemble à London, en Ontario, et ils ont joué leur hockey mineur avec les Junior Knights de London — bien qu’ils n’aient jamais été dans la même équipe. De plus, ils ne se sont jamais affrontés dans un match officiel avant la saison dernière, alors qu’ils avaient croisé le fer dans un match préparatoire de l’OHL. Ils ont d’ailleurs effectué la mise en jeu initiale, l’un contre l’autre.

Nick mesure six pieds, trois pouces et pèse 183 livres, ce qui signifie qu’il concède un pouce à son frère Ryan, mais qu’il fait osciller le pèse-personne 12 livres au-dessus de lui. Ryan considère qu’ils préconisent un style de jeu semblable, en tant que joueurs de centre, et qu’ils font leur pain et leur beurre avec leur vision de jeu ainsi que leurs aptitudes de fabricant de jeux. Selon lui, la principale différence entre Nick et lui réside dans le fait qu’il est droitier et qu’il évolue parfois à l’aile gauche, alors que Ryan est gaucher.

«Nous avons grandi en jouant de la même façon», a reconnu Nick, qui a été acquis à l’automne par le Canadien dans la transaction qui a envoyé le capitaine Max Pacioretty aux Golden Knights. Le directeur général Marc Bergevin ne s’était d’ailleurs pas caché pour dire que la pièce maîtresse de cette transaction avait été Nick.

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