AP

MOSCOU — Le gouvernement russe risque de rater un échéancier visant à permettre l’accès à son laboratoire de Moscou qui s’est retrouvé au cœur du scandale de dopage généralisé, a révélé le directeur de l’Agence antidopage russe vendredi.

Une entente entre l’Agence mondiale antidopage (AMA) et le gouvernement russe avait permis à l’agence russe, nommée RUSADA, d’être réintégrée en septembre, à condition que des données provenant du laboratoire soient disponibles d’ici la fin de 2018.

«Je suis préoccupé de la manière dont la situation évolue, par rapport à l’accès au laboratoire de Moscou», a déclaré le président et directeur général de la RUSADA Yuri Ganus à l’agence de presse russe Tass.

Il a ajouté que les pourparlers sur la manière de donner accès au laboratoire ont échoué jusqu’ici, notamment sur l’identité des personnes qui pourraient y pénétrer. Il a également confié que des progrès doivent se produire «rapidement», alors que le conseil d’administration de la RUSADA doit se réunir la semaine prochaine. Si la Russie est incapable de remplir ses promesses, a expliqué Ganus, «nous perdrons notre crédibilité, et si ce n’est pas pour toujours, alors ce sera pour de nombreuses années».

Ganus a mentionné qu’il avait offert son aide aux responsables de la sécurité russes, qui ont scellé le laboratoire en 2016, mais qu’il n’avait reçu aucune réponse.

Si la Russie ne parvient pas à offrir ses données à l’AMA à temps, ou qu’elle ne fournit pas les échantillons exigés par l’AMA, alors la RUSADA pourrait de nouveau être suspendue. En vertu des nouveaux règlements de l’AMA, la Russie pourrait avoir plus de difficulté à organiser des événements sportifs majeurs.

L’accès au laboratoire est également une condition sine qua non pour la réintégration de l’équipe russe d’athlétisme, qui a été suspendue en 2015 pour dopage généralisé. Depuis ce temps, les principaux athlètes russes évoluent sous un drapeau neutre.

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