MONTRÉAL – Russell Martin a reçu une offre de contrat des Rangers du Texas, mais celle des Pirates de Pittsburgh était plus alléchante tant pour des raisons financières que sur le plan baseball.

«L’argent offert n’était pas au même niveau que les Pirates», a expliqué le receveur québécois lors d’une conférence téléphonique, mercredi, cinq jours après avoir signé un contrat de deux ans d’une valeur de 17 millions $ US avec les Pirates.

«Et aussi, je trouvais que le contexte était meilleur à Pittsburgh», a ajouté Martin, en faisant allusion au fait que les Pirates ressentaient un besoin criant d’embaucher un bon receveur défensif, capable de retirer des coureurs en tentative de vol.

«J’avais le sentiment qu’on allait mieux m’apprécier à Pittsburgh qu’au Texas, a-t-il ajouté depuis Barcelone, où il se trouve présentement en vacances. J’ai senti que les dirigeants des Pirates voulaient vraiment m’avoir. Ça m’a donné confiance et maintenant, je suis content de ma décision.»

Martin a indiqué avoir déjà fait son deuil des Yankees de New York, qui ne lui ont pas fait d’offre cet automne pour tenter de le retenir avec l’équipe. Le directeur général Brian Cashman n’a pas obtenu les fonds nécessaires pour lui faire des avances.

«Quand une offre se retrouve sur la table, elle n’y reste pas des mois, a souligné Martin. J’aurais aimé retourner à New York, mais je ne voulais pas risquer d’attendre trop et de perdre l’offre des Pirates.»

Le Québécois de 29 ans estime qu’il aura un impact plus important chez les Pirates qu’à New York ou au Texas. En plus de jouer un rôle de vétéran au sein d’une jeune équipe, il s’attend à occuper un rang plus élevé dans le rôle des frappeurs en 2013.

«Je vais peut-être avoir plus d’occasions d’obtenir des points produits», a-t-il noté.

Martin a l’intention de s’attarder un peu plus que d’habitude à son coup de bâton pendant la saison morte, lui qui a vu sa moyenne décliner au cours des cinq dernières années, pour s’établir à ,211 avec 21 circuits et 53 points produits en 133 matchs, l’été dernier. Au lieu de seulement se concentrer sur l’entraînement physique, comme il le fait habituellement pendant l’hiver, il prévoit prendre plus d’élans dans la cage des frappeurs d’ici le début du prochain camp d’entraînement.

«C’est la seule solution. En espérant retrouver la forme que je pense être capable d’avoir à ce niveau, a affirmé Martin, qui s’explique mal sa baisse de régime à l’attaque. J’ai mis autant de balles en jeu qu’avant, j’ai continué de limiter mes retraits au bâton. Je pensais peut-être un peu trop souvent à la longue balle.»

Martin compte passer «un Noël tranquille» avec sa famille, revenir à Montréal fêter le Nouvel An avec ses amis, puis se rendre à sa résidence en Arizona en janvier afin de commencer à s’entraîner plus sérieusement.

À moins d’une blessure ou que les Pirates refusent de le libérer — ce qui le surprendrait —, Martin s’attend à représenter le Canada à la Classique mondiale de baseball. La formation canadienne disputera son premier match le 8 mars. La finale du championnat sera disputée le 19 mars à San Francisco.

Martin a réitéré sa volonté d’y jouer à l’arrêt-court, une position où il se sent également à l’aise. C’est toutefois par souci d’aider le Canada qu’il l’a fait.

«La seule raison que la possibilité de jouer à l’arrêt-court a été soulevée, c’est parce que le Canada a moins de profondeur à ce poste qu’à celui de receveur, a-t-il indiqué. J’adore être receveur, le fait d’avoir beaucoup de responsabilités, d’être un peu le quart-arrière de l’équipe et d’être toujours impliqué dans le jeu.»

Les Pirates n’ont pas évoqué la possibilité de le faire jouer à d’autres positions que receveur, mais Martin s’est dit prêt à le faire là aussi.

«J’ai le sentiment de pouvoir bien jouer n’importe où sur le terrain. Ça remonte à ma jeunesse, où j’ai fait un peu de tout.»

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