archives Métro Jean Pascal est le jambon qui permet aux jambons qui l’affrontent d’avoir l’air moins jambon.

MONTRÉAL – Tout le monde s’accorde pour dire que cela n’aura aucun impact sur l’issue du combat de vendredi au Centre Bell. Reste que la requête du clan de Jean Pascal de boxer à 182 livres plutôt qu’à 180, formulée à Alesky Kuziemski quelques minutes avant la pesée de jeudi, n’a pas laissé indifférent.

La requête en soi n’a guère d’importance. C’est seulement lors des combats où des titres sont à l’enjeu que les mi-lourds sont obligés de respecter la limite de poids de 175 livres. Et comme l’a fait remarquer Marc Ramsay, l’entraîneur de Pascal, le plus important est de respecter les règles en vigueur au Québec, selon lesquelles l’écart de poids entre les opposants ne doit pas être plus de huit livres.

«Quand ce n’est pas un combat de championnat, on utilise ce qu’on appelle un contrat ouvert, alors il y a une marge de manoeuvre de quelques livres, a souligné Ramsay. Et verbalement, avec eux, il y avait une entente qu’on ne pouvait pas dépasser les 184 livres. Alors, comme on respecte aussi les règles de la Régie, il n’y a pas de problème.»

Pascal (26-2-1, 16 K.-O.) a affiché un poids de 181,4 livres lors de la pesée de veille de combat, comparé à 177,2 livres pour Kuziemski (23-4-0, 7 K.-O.). Le boxeur polonais de 35 ans n’a accordé aucune importance à cette différence de plus de quatre livres. Ni Pascal, d’ailleurs.

«On a changé le contrat, alors j’ai fait le poids», a lancé Pascal en tentant de minimiser l’affaire — bien que sa simple présence témoignait de la nécessité de calmer le jeu puisque d’habitude, le boxeur lavallois ne rencontre pas les médias le jour de la pesée.

«Vous avez vu les abdominaux là-dessus?, a-t-il par ailleurs lancé en désignant son ventre, quand on lui a demandé s’il était quand même en forme. Je me sens bien. Je me sens plein d’énergie.»

Reste qu’il a fallu que Kuziemski signe un nouveau contrat, jeudi matin, pour officialiser les nouveaux paramètres du combat. Les spéculations allaient bon train quant à la compensation que le clan Pascal aurait pu avancer pour s’assurer d’un accord rapide.

Yvon Michel, le promoteur de Pascal, et Robert Krzak, le gérant de Kuziemski, sont demeurés évasifs sur ce sujet, se contentant de dire que le dossier a été réglé rapidement et sans esclandre. Après tout, le clan polonais n’aurait eu aucun intérêt à menacer de quitter sans combattre, tandis que Michel ne voulait pas risquer de devoir annuler son combat principal.

«On s’est entendu ce matin et ça n’a pas été un problème», a indiqué un Michel serein, mais quand même moins volubile que d’habitude.

«Je n’avais aucun problème avec le poids en trop de Pascal en autant qu’il y ait une bonne entente entre les deux parties», a seulement dit Kuziemski à ce sujet, y allant de propos traduits par Krzak.

Quand un boxeur ne fait pas le poids, il est vrai qu’il doit remettre 20 pour cent de sa bourse, a reconnu Michel. Mais celui-ci a indiqué que Pascal n’a été privé d’aucune somme lors des nouvelles négociations.

Michel et Krzak ont évoqué les bonnes relations à long terme qui existent entre les deux parties. On peut déduire qu’on s’est peut-être entendu pour de quelconques «considérations ultérieures» au lieu d’une compensation financière.

«J’ai de bons boxeurs en Pologne et en Europe, et (Michel) a de bons boxeurs ici, a noté Krzak. Dans un tel contexte, il s’agit d’être intelligent, il ne sert à rien d’être trop dur.

«(Michel) est un promoteur qui a une certaine importance, même si ce n’est pas du même niveau que Top Rank (aux États-Unis). Je préfère maintenir une belle relation avec lui.»

Cet esprit de bonne entente pourrait éventuellement donner, par exemple, un duel entre un protégé de Krzak et Eleider Alvarez, un autre boxeur du Groupe Yvon Michel qui participera au gala de vendredi. Michel a indiqué cette semaine qu’Alvarez est une vedette montante chez les mi-lourds et a le potentiel pour obtenir un combat de championnat du monde très bientôt.

Le léger surpoids de Pascal n’aurait rien d’inquiétant si ce n’était du fait qu’il devra affronter Chad Dawson, au mois de mars prochain, s’il bat Kuziemski. Il devrait alors descendre sous les 175 livres puisqu’il s’agirait d’un combat de championnat du monde.

Pascal devrait être en mesure de perdre les livres en trop d’ici là, mais cela signifie que son congé des fêtes sera très bref.

«Ça c’est sûr, a lancé Ramsay. Il va avoir congé le 24 et 25 décembre, puis le 31 décembre et le 1er janvier. C’est tout.»

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