Jean-Christophe Bott Ugur Erdener, Kadir Topbas, Hasan Arat. Jean-Christophe Bott / The Associated Press

Istanbul, Madrid et Tokyo offriront une panoplie d’atouts en vue des Jeux olympiques d’été de 2020, à la lumière des documents de mises en candidature qui ont été publiés par les trois villes candidates, mardi.

Pendant qu’Istanbul vantait l’opportunité d’offrir la tenue de JO pour la première fois sur deux continents en même temps — l’Europe et l’Asie —, ainsi que dans un pays laïque musulman, Tokyo vantait l’aspect moderne et pratique de ses infrastructures, ainsi que l’aspect sécuritaire de la ville.

Madrid, elle, a mis l’accent sur le fait que l’organisation des Jeux en Espagne permettrait la création d’emplois dans un pays aux prises avec une profonde crise financière et un taux de chômage de 25 pour cent.

Madrid, qui présente sa candidature pour la troisième fois d’affilée, propose un budget relativement modeste de 1,9 milliard $ pour les infrastructures, alors qu’on prévoit utiliser plusieurs bâtiments déjà en place.

Istanbul prévoit également utiliser des installations déjà en place. Des 36 bâtiments prévus, 11 existent déjà et 10 autres seront bientôt construits, a fait savoir le comité de candidature. La Turquie a par ailleurs dépensé 1,2 milliard $ par année en moyenne depuis 2005 pour améliorer le transport dans la ville, tandis que d’autres projets d’infrastructures seront complétés d’ici 2018.

Tokyo, qui a accueilli les Jeux de 1964, a pour sa part fait remarquer qu’un bon nombre de ses installations sportives et une majorité des infrastructures pour les Jeux sont déjà en place, et que les fonds qui seront attribués au budget de 4,5 milliards $ à ce chapitre ont déjà été amassés. Vingt-huit des 33 stades se trouvent à l’intérieur d’un rayon de 8 km du village olympique.

Le président du comité de candidature de Tokyo, Tsunekazu Takeda, a déclaré en conférence de presse que la capitale japonaise était l’une des villes les plus sécuritaires et accueillantes du monde. Le gouverneur Naoki Inose a déclaré que la ville de 35 millions d’habitants offre des infrastructures qui sont parmi les plus technologiquement avancées au monde.

«Nous avons des infrastructures très développées qui comprennent un système de transport public capable de transporter 25 millions de personnes par jour», a dit Inose à Tokyo.

«Un des aspects les plus importants de notre candidature est la création d’emplois», a de son côté déclaré, à Madrid, le président du gouvernement régional Ignacio Gonzalez, en faisant remarquer que les Jeux de Londres ont permis de créer 20 000 emplois stables.

Le ministre espagnol de la culture et des sports, Jose Ignacio Wert, a souligné l’importance du fair-play et indiqué que le gouvernement rédigeait présentement une nouvelle loi antidopage afin de protéger le monde du sport contre les tricheurs.

À Istanbul, le comité de candidature a vanté la jeunesse de la population de la ville turque, la stabilité du gouvernement démocratique en place ainsi que la croissance économique qu’on retrouve en Turquie — plus de trois fois et demie la moyenne européenne.

«Istanbul 2020 unira le nouveau et l’ancien, l’Est et l’Ouest, a déclaré le comité, en ajoutant que la ville était bien placée pour améliorer «la compréhension entre peuples».

Istanbul, qui présente sa candidature pour la cinquième fois, a aussi promis que le temps de transport moyen entre le village des athlètes et les stades serait de «seulement 16 minutes».

Les comités de candidature des trois villes-candidates ont remis leurs documents de présentation au Comité international olympique, lundi, à Lausanne. Ils ont ainsi préparé la table pour les derniers mois d’une campagne qui se fera entre trois villes qui ont toutes été ignorées lors de candidatures précédentes.

Le CIO choisira la ville-hôte le 7 septembre prochain, à Buenos Aires.

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