Marc Trestman a son emploi rêvé: entraîneur-chef d’une équipe avec une riche histoire dans la NFL.

Et il dit devoir tout ça au quart des Alouettes de Montréal Anthony Calvillo.

Les Bears de Chicago ont présenté Trestman en tant que 14e entraîneur-chef dans l’histoire de l’équipe, jeudi. Trestman a dit qu’il n’aurait jamais décroché cet emploi s’il n’avait pas passé cinq saisons à Montréal en compagnie de Calvillo, le meilleur quart de l’histoire du football professionnel au niveau des statistiques, comme quart.

«Sans Anthony Calvillo, je suis absolument certain que je ne serais pas ici, a dit Trestman lors d’une conférence téléphonique. Je n’ai aucun doute là-dessus.

«Je lui dois tout et grâce à Dieu il a été en mesure de jouer et j’ai pu être son entraîneur.»

Plusieurs personnes avaient froncé les sourcils quand les Alouettes avaient embauché Trestman en 2008. Même si l’Américain maintenant âgé de 57 ans avait un bagage impressionnant d’expériences — 17 saisons comme adjoint dans la NFL en plus de son expérience au niveau universitaire — il se retrouvait entraîneur-chef pour une première et n’avait aucune expérience dans la LCF.

Trestman avait toutefois la réputation d’être un génie offensif en plus d’être excellent avec les quarts et tout a cliqué rapidement avec Calvillo. Sous Trestman, les Alouettes ont compilé une fiche de 59-31 en saison régulière et ont participé à trois finales de la Coupe Grey, gagnant à deux reprises. En 2009, Trestman a été nommé entraîneur de l’année dans la LCF.

Calvillo a connu ses meilleures saisons sous la tutelle de Trestman. Il a récolté plus de 5000 verges de gains lors des deux dernières saisons, a gagné deux coupes Grey et a été nommé à deux reprises joueur par excellence de la LCF.

Cependant, Trestman et Calvillo étaient plus qu’un entraîneur et un joueur. Ils ont tissé des liens très personnels et Trestman a admis jeudi qu’il était émotif quand il parlait de son ancien quart.

Ce n’est pas surprenant. Calvillo a été une des premières personnes que Trestman a appelé après avoir obtenu le poste chez les Bears.

«La première personne que j’ai appelé à part Bob (le propriétaire des Alouettes Bob Wetenhall) et Jim (le directeur général Jim Popp) afin de laisser savoir à l’équipe ce qui se passait a été Anthony, a raconté Trestman. Je deviens émotif quand j’en parle parce que je sais qu’il est la raison pour laquelle je suis ici.

«Je l’ai appelé pour le remercier de m’avoir donné cette occasion. Mais puisqu’il est l’homme qu’il est, il était content pour moi au téléphone et appréciait tout ce que nous avons vécu ensemble. Mais la décision (d’aller à Chicago) était celle que je devais prendre.»

Trestman a avoué avoir apprécié son séjour dans la LCF, les gens qui travaillent dans ce milieu et les partisans du football canadien.

«La LCF est une ligue incroyable avec des gars qui, comme dans la NFL, adorent le football, sont intelligents, travaillent fort et veulent perfectionner leur art, a-t-il déclaré. Je vais toujours rester un ambassadeur de cette ligue et je vais en parler à tous ceux qui veulent écouter.

«Quand je me suis présenté là-bas, je ne connaissais rien de cette ligue. Je quitte en connaissant pratiquement tout de cette ligue et je serai toujours fier d’en avoir fait partie, d’avoir représenté les Alouettes et leurs partisans au Québec.»

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