Marie-Josée Richard La Traversée de la Gaspésie en ski de fond l’an dernier, avec le rocher Percé au loin

Demain, près d’une centaine de Montréalais file­­­ront vers l’est pour participer à la 11e Traversée de la Gaspésie (TDLG) en ski de fond, s’ajoutant à plus d’une centaine d’autres fondeurs des quatre coins du Québec et de l’étranger. Au programme : une semaine à parcourir les fabuleux paysages gaspésiens.

«C’est un grand rassemblement, avec des gens de tous les âges… de 7 à 71 ans! affirme la comédienne Isabel Richer, porte-parole depuis les débuts. Les participants viennent de partout, sont de métiers et d’intérêts différents, mais ont l’amour du ski de fond et du plein air comme point commun!»

Parmi les quelque 200 fondeurs, on trouve surtout des Québécois, mais aussi près d’une vingtaine de skieurs venus de la France, de la Belgique, du Danemark, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et du Nouveau-Mexique, aux États-Unis… deux Américains s’étant ajoutés in extremis, mis au courant de l’existence de l’événement par un article paru dans le New York Times le mois dernier.

Trois secteurs seront visités cette année : les montagnes des Chic-Chocs dans le parc de la Gaspésie, l’arrière-pays de la Haute-Gaspésie et la région avoisinant Gaspé, dont le parc national Forillon. On prédit six journées de «pur plaisir», avec des parcours de 20 à 50 km. Au total, il est question de plus de 200 km de sentiers damés et tracés.

Pour la finale, il y a du nouveau cette année : plutôt que de traverser la baie de Gaspé puis d’aboutir sur la rue de la Reine, les fondeurs termineront leur glisse derrière la nouvelle gare, sous l’arche Éveil collectif du sculpteur Armand Vaillancourt, qui sera présent.

«Les premières éditions étaient deux fois plus exigeantes, faites pour des athlètes; c’était rough and tough!» relate Isabel Richer, heureuse que la TDLG se soit «démocratisée». Comme elle le souligne, il est désormais possible de faire des demi-parcours, de profiter d’un système de navette… «Pas besoin d’être un top [en ski de fond] pour participer!»

Des facettes culturelles, artistiques et culinaires se sont greffées à l’événement. Bon an mal an, environ 300 Gaspésiens se mobilisent pour accueillir ou saluer les skieurs dans leur patelin.

Tatouée sur le cœur
«Ça fait 11 ans que je suis porte-parole et je ne suis pas tannée!» lance d’entrée de jeu la comédienne Isabel Richer. Pourtant, celle qu’on voit cet hiver au petit écran incarner la Dr Julie Lemieux dans Trauma, n’est «pas skieuse pour une cenne»! Cherchez l’erreur…

Son histoire d’amour avec la Gaspésie débute il y a une quinzaine d’année, avec le tournage de L’ombre de l’épervier, dont une grande partie se déroule au parc national de Forillon, près de Gaspé. Elle se lie alors d’amitié avec Claudine Roy, qui s’occupe du service de traiteur… et qui devient peu après la cofondatrice de la TDLG.

Quand son amie lui demande d’en être la porte-parole, elle accepte, car «cela allait de soi», se souvient-elle. «Autant elle que moi, on a été étonnées de la réponse des gens; on n’avait pas prévu que ça durerait si longtemps!» Les cinq premières années, Isabel Richer s’implique dans le domaine de la sécurité comme motoneigiste, puis son amour des arts de la table l’amène à «changer de travail» et à collaborer avec le chef André Lagacé, de Gaspésie Gourmande. «Moi qui ne fais pas de ski de fond, je me suis inventée une job!»

La comédienne, qui se dit Gaspésienne d’adoption, attend avec impatience ce rendez-vous annuel. «C’est une semaine où j’oublie d’où je viens et où je vais; c’est une belle parenthèse dans mon hiver!»

Témoignages de quatre participants

Caroline Thibault, 45 ans, Blainville
«Je ne me verrais pas prendre congé de ma vie familiale en allant une semaine dans le Sud… mais faire la TDLG, ça va! Pour me préparer, j’ai découvert l’an dernier le jogging d’hiver! C’est une bonne façon de me mettre en forme et de faire du cardio… et surtout, ça me permet de m’habituer à résister au froid!»

Francis Bourgault, 40 ans, Saint-Bruno
«J’avais l’habitude de faire des voyages en mode sac à dos, mais j’ai eu envie de rencontrer des gens qui font du sport comme moi! J’avais pour objectif de m’entraîner trois fois par semaine en ski de fond pour me préparer; ça n’a pas toujours été possible par manque de temps ou à cause de la température. En tout cas, je prévois faire de 40 à 45 km par jour à la TDLG!»

Némo Venba, 32 ans, Montréal
«Mes parents, des habitués de la TDLG, m’ont deman­dé l’an dernier de me joindre à eux… Ça a donné le quatuor Les Zappalaches (banjo, guitare, accordéon, violon). On se considère comme un groupe de musique de route et de montagne… on est les deux! On touche au bluegrass et au country, à la musique romantique italienne, en plus d’avoir une grosse influence de l’Europe et de l’Amérique.»

Aniela Markowiev, 33 ans, Montréal
«Je voulais aller au-delà de la carte postale. Je vais vivre mon aventure québécoise pleinement! J’ai surtout été interpellée par l’expérience humaine. Afin de me préparer, j’ai visité le gym trois ou quatre fois par semaine pour le cardio et l’endurance; en ski, je vais faire de mon mieux… et aller au bout de moi-même!»

http://www.tdlg.qc.ca

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