MONTRÉAL – Propulsée à l’avant-scène du tennis féminin depuis son parcours aux Internationaux d’Australie, Eugenie Bouchard se fait de plus en plus à l’idée de se faire poser des questions sur sa vie personnelle.

Après sa victoire en quarts de finale en Australie, la Québécoise de 19 ans avait notamment dû répondre à une question quant à savoir avec qui elle aimerait avoir un rendez-vous galant.

La 19e raquette mondiale avait alors mentionné le nom du chanteur canadien Justin Bieber, qui a récemment défrayé la manchette en raison de ses démêlés avec la justice au Canada et aux États-Unis.

À Montréal, mercredi, où était présentée l’équipe canadienne en vue de l’affrontement au premier tour du Groupe mondial II de la Fed Cup contre la Serbie, qui débute samedi, Bouchard a dit être à l’aise avec ce genre de question.

«C’était bien correct comme question, a expliqué la Québécoise au cours d’une conférence de presse où elle a été le centre de l’attention. C’était divertissant pour les amateurs. Si ça les intéresse, ça ne me dérange pas. J’ai trouvé ça drôle et j’ai décidé de jouer le jeu.»

La nouvelle coqueluche du tennis féminin ne croit pas avoir été la cible d’une question sexiste.

«Je crois que mon jeune âge (19 ans) a pesé dans la balance, a-t-elle expliqué. C’est amusant d’avoir des questions qui ne concernent pas seulement le tennis. Ça implique plus de partisans à mon avis.»

Bouchard aimerait toutefois que de telles questions plus «personnelles» soient également posées à des athlètes célibataires masculins.

«On ne demanderait pas cette question à Roger Federer, puisque tout le monde sait qu’il est marié en plus d’avoir des enfants, a-t-elle souligné. Mais je serais curieuse de savoir avec qui les joueurs de soccer aimeraient avoir un rendez-vous galant.»

Bouchard, qui est rentrée à Montréal la fin de semaine dernière, se fait également reconnaître de plus en plus dans les rues de la métropole.

«Ça arrive un peu plus souvent, a-t-elle dit. J’étais surtout à la maison parce que je voulais voir ma famille, mais dans les rues, il y a plus de personnes qui me disent « bonne chance ». C’est spécial.»

Ne rien prendre pour acquis

Quant au duel contre la Serbie, la délégation canadienne, composée de Bouchard, Aleksandra Wozniak, Gabriela Dabrowski et Sharon Fichman, ne veut rien prendre pour acquis même si l’équipe rivale sera privée de ses vedettes Jelena Jankovic (8e joueuse au monde) et Ana Ivanovic (12e).

«Nous sommes déçues de ne pas voir les deux meilleures (Jankovic et Ivanovic), a dit Bouchard. On va prendre l’avantage et essayer de faire de notre mieux, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver.»

Les Canadiennes pourront également compter sur l’appui de la foule lors de l’affrontement, puisque les matchs seront disputés au Complexe sportif Claude-Robillard, à Montréal.

«La Fed Cup, ça n’arrive que deux fois par année, a observé Bouchard. C’est toujours spécial (de jouer devant ses partisans), on n’a pas souvent cette opportunité. Ça fait un an et demi que j’ai joué un match ici (à Montréal).»

L’entraîneur de l’équipe canadienne, Sylvain Bruneau, croit quant à lui avoir toutes les chances de son côté en vue de l’affrontement.

«Toutes les filles sont patriotiques et aiment jouer pour leur pays, a-t-il dit. C’est spécial, parce que ce n’est pas comme ça ailleurs.»

En plus d’une foule hostile, l’entraîneur de la délégation serbe, Dejan Dolonc, reconnaît que ses joueuses feront face à un défi supplémentaire en l’absence des deux têtes d’affiche du tennis serbe.

«Leur absence (à Jankovic et Ivanovic) est malheureuse, a-t-il reconnu. Je suis cependant très satisfait du groupe que j’ai sous la main, même si le défi est grand.»

On devrait connaître les formations finales du Canada et de la Serbie vendredi, à l’occasion d’un tirage au sort.

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