MONTRÉAL – Maëlle Ricker a confié que sa blessure à l’avant-bras gauche guérissait bien et qu’elle prévoyait être remise à temps pour tenter de défendre son titre en snowboard cross aux Jeux olympiques de Sotchi, le 16 février.

«Ça fait une semaine que je suis en rééducation et l’état de mon bras s’améliore de jour en jour. L’enflure est presque complètement partie, a indiqué Ricker, dans le cadre d’une conférence téléphonique, mercredi après-midi. Je suis surprise de tout ce que je suis déjà capable de faire, une semaine après l’opération. (…) Sauf que je continue de ressentir de la douleur, ça c’est certain. Chaque jour, la douleur disparaît un peu plus, donc j’espère qu’elle sera au minimum rendu à la compétition.»

Ricker a subi une fracture de compression au radius lors d’une séance d’entraînement en marge des X-Games d’Aspen, au Colorado, le 28 janvier. Elle a depuis été opérée avec succès.

«C’est un parcours que je connais bien, a-t-elle indiqué. Ce n’était pas quelque chose de différent ou de dangereux. J’avais simplement un peu plus de vitesse qu’à l’habitude et j’ai manqué un atterrissage, ce qui m’a fait perdre l’équilibre. Sur le saut suivant, je suis tombée, et j’ai mis mon bras derrière moi — la pire chose que tu peux faire — et c’est là que j’ai appris ma leçon.»

La planchiste de 35 ans, originaire de West Vancouver, a indiqué qu’elle poursuivait sa remise en forme dans un gymnase, en attendant de pouvoir retourner sur les pistes. Ricker s’envolera pour Sotchi le 8 février et prévoit observer le parcours à compter du 12 février, avant de participer à des séances d’entraînement sur neige à compter du 14 février.

En Russie, elle portera une attelle au poignet. Cela ne semble pas la préoccuper outre mesure, même si les poignets d’un athlète de snowboard cross sont essentiels pour s’élancer du portillon de départ. Elle a d’ailleurs souligné qu’elle avait recommencé à peaufiner sa technique dans cette phase de la discipline en participant à des simulations.

«Le gros enjeu sera de sortir du portillon. La réaction, l’explosion au départ, a énuméré Ricker. (…) Je ne suis pas trop sûre de la réaction que j’aurai. Je n’ai jamais eu une blessure à un poignet avant. Je pense qu’avec beaucoup d’entraînement ça va se dérouler doucement, sans que j’aie trop de problèmes. Mais je ne serai pas à 100 pour cent.»

Ricker a néanmoins confié qu’elle n’avait pas songé à se retirer de la compétition, qui sera disputée au complexe de ski de Krasnaïa Poliana. Plus tôt mardi, le planchiste étoile américain Shaun White, qui souffre d’une blessure similaire à celle de Ricker, a annoncé qu’il se retirait de l’épreuve de slopestyle pour ne pas risquer d’aggraver sa condition.

«Je n’étais pas trop préoccupée par cette possibilité (de rater les Jeux de Sotchi), a relaté Ricker. J’ai été tellement soutenue et rassurée dès que j’ai subi ma blessure — j’ai reçu les meilleurs soins médicaux sur la planète. Mes entraîneurs, mes coéquipiers et les médecins m’ont dit qu’ils allaient être en mesure d’arranger ça. Ils ont fait du très bon boulot.»

Selon la principale intéressée, la Québécoise Dominique Maltais, l’Américaine Lindsey Jacobellis et la Tchèque Eva Samkova, respectivement première, deuxième et troisième au classement de la Coupe du monde, seront à surveiller aux Jeux de Sotchi.

Championne du monde en titre en snowboard cross à la suite de sa victoire à Stoneham l’an dernier, Ricker connaît une saison difficile. Elle a d’abord été victime d’une commotion cérébrale à l’entraînement en décembre, avant sa blessure survenue en janvier.

Lors des Jeux de Vancouver, il y a quatre ans, Ricker est devenue la première femme issue du Canada à remporter une médaille d’or olympique en sol canadien. Elle a fait ses débuts aux Jeux en 1998 au sein de l’équipe de demi-lune à Nagano, au Japon. La Britanno-Colombienne a aussi participé aux Jeux de 2006 à Turin, en Italie, avec l’équipe de snowboard cross. Elle a toutefois effectué une chute en finale et a dû être héliportée à l’hôpital.

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