SOTCHI, Russie – À la veille de son match quart de finale du tournoi de hockey masculin aux Jeux olympiques de Sotchi, le Canada a tenté de peaufiner son jeu afin de résoudre ses problèmes à l’attaque.

Mike Babcock, l’entraîneur-chef d’Équipe Canada, a soumis ses joueurs à un entraînement d’environ 45 minutes sur la glace de l’aréna HTV 1, le centre d’entraînement du Parc olympique. Rien d’éreintant, mais l’entraîneur souhaitait apporter quelques changements à la façon dont l’équipe a abordé le jeu en zone adverse.

«On doit percer l’intérieur de la zone offensive, a-t-il expliqué. On doit envoyer la rondelle plus souvent au milieu de la zone adverse. C’est vrai que nous avons eu plusieurs bonnes occasions de marquer dans le dernier match, je ne peux pas enlever ça aux gars. Mais on croit qu’on obtiendrait davantage de deuxièmes occasions en ayant plus de joueurs dans cette zone et c’est ce qu’on a travaillé (mardi).»

«C’est certain qu’on aimerait obtenir plus de buts de nos attaquants mais, en même temps, on tente d’apporter tous les ajustements en même temps. Comme je l’ai déjà dit, plus nous réussirons à entrer vers l’intérieur de la zone, plus nous obtiendrons de bonnes occasions de marquer, a pour sa part indiqué Corey Perry, qui a complété un trio avec Ryan Getzlaf et Jamie Benn à l’entraînement. Nous devons être plus affamés et utiliser tous les joueurs sur la glace.»

Cette percée du centre de la zone offensive semble d’autant plus cruciale pour la suite des choses que les avantages numériques sont une denrée rare. Le Canada n’en a obtenu que quatre en trois rencontres préliminaires. La Suède est celle qui en a soutiré le plus avec 13.

«Nous nous demandons pourquoi nous avons passé toute la semaine à pratiquer ça alors que nous en avons si peu, a blagué Babcock. Les clubs sont disciplinés et il y a peu de pénalités. Pourtant, nous avons joué dans la zone adverse au cours des trois premiers matchs. Quand vous contrôlez la rondelle, vous forcez habituellement l’équipe adverse à écoper de pénalités, mais jusqu’ici, ça ne s’est pas passé comme ça.»

Si les médias font grand cas du manque d’opportunisme des attaquants canadiens depuis le début du tournoi, on semble prendre cela plutôt à la légère au sein de l’équipe.

«On vous laisse parler, vous les gens qui connaissez le hockey, a dit Jonathan Toews. Mais de notre côté, nous savons que nous avons progressé comme nous voulions comme équipe.

«Nous apprenons à avoir un peu de patience. C’est un jeu un peu plus neutre sur la surface olympique. Il faut être plus patient avec la rondelle et ne pas forcer les jeux où nous n’avons pas d’option.»

«Tout ce que nous avons besoin, c’est d’un but de plus que l’adverssaire et c’est ce que nous avons obtenu dans les trois premiers matchs, a ajouté Babcock. C’est pourquoi nous sommes heureux.»

Suisse ou Lettonie: même combat

Avant d’apprendre que la Lettonie serait son adversaire en vertu d’une victoire de 3-1 contre la Suisse, le Canada était loin de prendre pour acquis qu’il affronterait la Suisse, comme plusieurs observateurs le croyaient. Mais dans un cas comme dans l’autre, on ne s’attendait pas à un festival offensif.

«Peu importe que nous affrontions la Lettonie ou la Suisse, nous devons nous attendre à une partie serrée, a fait valoir Carey Price, qui gardera le filet canadien. Nous devons nous assurer de demeurer alertes.»

«Ils ne sont pas à prendre à la légère, comme la Norvège et la Finlande, a rappelé Toews. C’est une autre équipe qui va vouloir nous donner de la difficulté à créer des occasions de marquer. Nous savons ce que nous voulons faire et ce que nous voulons changer aussi. Nous voulons continuer à jouer de façon fiable défensivement, comme nous l’avons fait jusqu’ici. Il faut aussi se rappeler que nous avons beaucoup de talent et que nous sommes capables de compter des buts. Ça va nous arriver bientôt.»

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