Vadim Ghirda Vadim Ghirda / The Associated Press

SOTCHI, Russie – Marina Zoueva n’a pas accompagné Tessa Virtue et Scott Moir aux championnats canadiens cette saison, choisissant plutôt d’assister aux championnats des États-Unis la même semaine.

L’entraîneuse n’a pas marché avec le Canada lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Sotchi, préférant s’associer à la délégation américaine.

Au lendemain de la médaille d’argent des danseurs sur glace canadiens derrière Meryl Davis et Charlie White, Virtue et Moir ont déploré la loyauté partagée de Zoueva, avouant qu’ils se sont parfois demandés cette saison si leur décision de s’établir à Canton, au Michigan, a même été judicieuse.

«C’est certain qu’il y a eu des moments, a convenu Moir. Il nous a fallu prendre un peu de recul et réévaluer si notre situation était idéale et si elle allait favoriser une atmosphère d’entraînement propice à nous permettre de monter sur la plus haute marche du podium.»

«Nous avons été tous les deux très francs avec elle à l’automne et même avant les Jeux olympiques que nous n’étions pas heureux et nous trouvions qu’elle n’était pas assez derrière nous… Elle se trouve dans une position délicate.»

«Elle ne peut pas gagner à tous les coups… En fait, elle gagne peu importe, a ajouté Moir, en rigolant. Nous avons vu des choses étranges se produire cette année qui n’arrivaient pas auparavant. Nous nous attendions à ce que Marina marche avec nous et soit avec notre équipe, comme à Vancouver.»

«La pilule a été difficile à avaler et le fait qu’elle ne soit pas à nos côtés aux championnats nationaux pour la première fois de toute notre carrière était bizarre. Mais en 2010, les rôles étaient inversés. Donc, que pouvons-nous y faire?»

Virtue, de London, et Moir, d’Ilderton en Ontario, ont devancé les Américains à Vancouver et ils ont ensuite remporté les championnats du monde en 2010 et 2012.

Mais les résultats se sont inversés à la faveur des Américains et Virtue et Moir ont noté qu’ils pouvaient sentir dès le début de cette saison qu’il y avait eu un changement dans la dynamique. Les juges, semblait-il, leur préféraient les Américains.

«Je suppose que c’est une question de styles ou de préférences… Je mentirais si je vous disais que je ne l’ai pas ressenti en décembre et au cours de l’automne», a continué Moir.

Ils ont approché Zoueva «à maintes reprises» pour lui dire qu’ils étaient malheureux, et «qu’en aucun cas nous allions être heureux avec une médaille d’argent», a encore dit Moir.

«Nous avons tout essayé. Nous nous sommes sentis un peu comme si nous étions dans des sables mouvants parce que nous essayons de rivaliser avec eux (Davis et White) et les styles sont très différents.»

Ils ont loué Zoueva pour la façon dont elle a géré la situation délicate. L’entraîneur a écouté, ont-ils dit, et a remodelé des parties de leur programme.

Au bout du compte, Davis et White ont eu le meilleur sur les Canadiens — qui doivent prendre leur retraite à l’issue des Jeux après 17 ans de compétition ensemble — par presque cinq points, lundi soir.

«Je vais très bien. C’est correct. Je leur ai permis d’être premiers et ils sont maintenant deuxièmes. C’est vraiment correct», a commenté Zoueva au sujet des commentaires de Virtue et Moir.

Il est courant en patinage artistique pour les entraîneurs et chorégraphes de travailler avec des athlètes de différents pays. Le Canadien Brian Orser est l’entraîneur de la médaillée d’or Yuzuru Hanyu et de l’Espagnol Javier Fernandez — un soir, ils ont patiné un après l’autre, obligeant Orser à changer rapidement sa veste grise de l’équipe du Japon pour le manteau rouge vin de l’Espagne.

Zoueva, une Moscovite de 57 ans, a été questionnée à l’issue du programme court, dimanche, pour savoir comment elle jongle avec deux équipes.

«Je garde les deux couples dans mon cœur», a-t-elle dit.

Le programme court a soulevé la colère des amateurs canadiens de patinage artistique en raison du grand écart de points — 2,56 points — en faveur des Américains.

«C’est génial d’entendre ça, a noté Moir. Nous avons entendu beaucoup de commentaires et cela signifie beaucoup pour nous.»

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