Quand il était le préfet de discipline de la Ligue nationale de hockey, Brendan Shanahan avait souvent à prendre des décisions dans un court laps de temps. Il avait à tenir une audience, prendre une décision et tourner une vidéo en quelques heures seulement.

Dans son nouveau rôle de président des Maple Leafs de Toronto, il s’impose beaucoup de pression afin de trouver les solutions pour remettre sur les rails un club qui a perdu 12 de ses 14 derniers matchs pour être exclu des séries. Il sait par contre que ce ne sera ni facile, ni rapide.

«De façon réaliste, ça ne peut pas se faire du jour au lendemain. Les 29 autres clubs ont les mêmes objectifs et convoitent les mêmes joueurs, a-t-il déclaré au cours d’un entretien téléphonique réalisé mercredi. Personne ne va nous laisser le champ libre parce que nous sommes les Maple Leafs et nous donner leurs bons joueurs.»

Shanahan, qui a pris le temps, en compagnie du directeur général, Dave Nonis, avant de renouveler le contrat de l’entraîneur-chef Randy Carlyle pour deux saisons et de congédier les adjoints Scott Gordon, Greg Cronin et Dave Farrish, semble vouloir adopter une approche misant sur la patience afin de donner son style à l’équipe.

Un mois après son arrivée, l’homme de 45 ans insiste pour dire qu’il est trop tôt pour savoir quelle ampleur devront prendre ces changements.

«Vous voulez être prêt dès le départ, on sait tous à quel point tous les matchs sont importants. Mais comme pour chaque équipe, la formation du début de saison est rarement celle de la fin du calendrier. Pour moi, le moment où nous apporterons ces changements a moins d’importance que la qualité des décisions qui seront prises. Je ne ressens pas et ne reçois pas de pression de quiconque au sein de l’organisation pour que l’équipe ait tel ou tel portrait à telle date.»

Pour l’instant, les Leafs devront trouver des remplaçants aux trois adjoints congédiés, qui seront choisis par Shanahan, Nonis et Carlyle. Ensuite suivront le repêchage et le marché de l’autonomie. Shanahan se fiera à son équipe de dépisteurs pour le repêchage, ce qui ne l’empêchera pas de donner son opinion. C’est au moment d’effectuer des transactions et d’embaucher des joueurs autonomes qu’il pourra donner le visage qu’il souhaite à l’équipe.

Au moment de son embauche, le président de Maple Leaf Sports & Entertainment, Tim Leiweke, a dit des Leafs qu’ils manquaient d’identité et qu’un changement de culture s’imposait. Ces derniers temps, divers rapports ont fait état de rumeurs de transactions impliquant le capitaine Dion Phaneuf, le défenseur Jake Gardiner ou le centre Nazem Kadr. On doit donc s’attendre à d’importants changements.

Nonis aime bien rappeler que lorsqu’il fait signer un contrat à un joueur, il ne comprend pas de clause restrictive de non échange. Shanahan croit que c’est ce qui donnera de la flexibilité aux Leafs pour apporter les changements requis.

Shanahan n’a pas voulu dévoiler sa stratégie, mais il a bien voulu dire qu’il n’y avait pas qu’une façon de faire les choses pour lui.

«J’ai confiance en mes habiletés à prendre des décisions réfléchies quand je crois qu’elles sont les bonnes, pas selon un échéancier. Si le moment pour prendre telle ou telle décision est venu, c’est à ce moment que nous la prendrons. Si je crois que la bonne chose à faire est de prendre du recul et d’attendre, c’est ce que nous ferons.»

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