TORONTO – Quand l’horloge affichera midi, l’argent sera dépensé à profusion… comme à l’habitude.

Même si le plafond salarial a été fixé plus bas que ce à quoi s’attendaient plusieurs directeurs généraux, le marché des joueurs autonomes risque de ressembler à celui des dernières années, où les équipes s’arrachent des joueurs à des coûts exorbitants.

«Vous devez être bien préparés à dépenser plus et à offrir plus d’années de contrat que vous ne le voulez, a déclaré le directeur général des Bruins de Boston Peter Chiarelli lors d’un appel conférence la semaine dernière. Ça ne veut pas dire que vous ne faites pas une bonne affaire, c’est probablement qu’un joueur coûte plus cher que ce que vous auriez aimé lui offrir.»

Les mauvais contrats accordés lors des dernières années sont mis en lumière ces temps-ci alors qu’ils sont rachetés. Par exemple, les Sabres de Buffalo se sont départis du reste du contrat de Ville Leino et les Rangers de New York ont fait de même avec celui de Brad Richards. Mike Ribeiro a lui aussi vu son contrat de quatre ans et 22 millions $ être racheté, il y a quelques jours.

«Je crois que certains regrettent leur choix le lendemain. Ils réfléchissent après avoir accordé de gros contrats, a commenté le directeur général des Jets de Winnipeg, Kevin Cheveldayoff. C’est notre époque.»

Les équipes qui s’entendront avec l’ailier Thomas Vanek, le joueur de centre Paul Stastny ou le défenseur Matt Niskanen espèrent que leurs investissements seront rentables. Ces trois joueurs mènent le groupe des joueurs autonomes les plus convoités, suivis par Matt Moulson, Jarome Iginla, Dave Bolland, Christian Ehrhoff, Dan Boyle ainsi que les gardiens Ryan Miller et Jonas Hiller.

Avant même que le marché ne s’ouvre, plus de 1,1 milliard $ a été dépensé afin de s’entendre avec de potentiels joueurs autonomes à un coût moyen annuel de 3,57 millions $, selon CapGeek. Plusieurs des joueurs cités ci-haut empocheront plus que la moyenne si l’on se fie à la valeur du marché.

Chiarelli croit tout de même qu’il est possible de dépenser de l’argent intelligemment.

«Quand vous établissez les attentes et que vous connaissez le joueur avec qui vous vous entendez, ce n’est pas une mauvaise chose, a-t-il dit. Peut-être que ce sera différent dans cinq ans, mais c’est quelque chose qui peut aider ton équipe. Il faut seulement ne pas se laisser emporter par l’hystérie.»

L’hystérie s’est installée plus tôt qu’à l’habitude cette saison puisque les équipes ont pu discuter avec les joueurs autonomes cinq jours avant l’ouverture du marché grâce à ce qui est prévu dans la nouvelle convention collective. Cependant, les joueurs et les équipes ne pouvaient s’entendre d’aucune manière.

Cette option semble avoir donné un peu plus de pouvoir aux joueurs, qui peuvent maintenant évaluer leurs options plutôt que de prendre une décision rapide le 1er juillet.

«C’est utile parce qu’on peut se faire une idée et commencer à travailler sur notre formation, a analysé le directeur général des Maple Leafs de Toronto Dave Nonis. Est-ce que ça aide à acquérir un joueur? Ça reste à voir.»

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