La Presse Canadienne Simon Gerrans de l'Australie (au centre), Rui Alberto Faria Da Costa du Portugal (gauche) Tony Gallopin de la France.

MONTRÉAL – Simon Gerrans n’a pas voyagé aux antipodes de sa terre natale pour jouer les touristes!

Quarante-huit heures après avoir remporté, pour la deuxième fois de sa carrière, les honneurs du Grand Prix cycliste de Québec, l’Australien de 34 ans a récidivé dimanche, signant un premier triomphe à vie au Grand Prix de Montréal, en trois tentatives.

À l’issue d’un sprint endiablé, Gerrans a devancé le Portugais Rui Alberto Faria da Costa, champion du monde en titre, et le Français Tony Gallopin. Le peloton principal à l’arrivée a négocié les 17 tours du parcours de 205,7 km en 5 h 24:27.

À quelques mètres de la ligne d’arrivée, Gerrans a jeté un bref regard derrière lui et lorsqu’il a vu que personne ne le doublerait, il a levé les deux bras au ciel.

Du coup, Gerrans est devenu le premier athlète à signer le doublé des deux seules épreuves de l’UCI World Tour disputées en Amérique, après avoir coiffé au sprint, vendredi, le Néerlandais Tom Dumoulin à Québec.

À son arrivée en terre montréalaise samedi midi, Gerrans avait minimisé l’importance de gagner les deux courses québécoises et de tourner une page d’histoire, rappelant que la victoire était un objectif qu’il carressait à chacune de ses sorties. Dimanche, il a manifesté sa satisfaction, mais elle était tournée vers ses confrères de l’équipe Orica GreenEDGE.

«Le fait de gagner les deux courses est un exploit très satisfaisant, mais je ne remercierai jamais assez mes coéquipiers pour le travail qu’ils ont fait pour moi et pour contrôler l’échappée. Lors du dernier tour, je pense qu’ils sont quatre ou cinq qui se sont sacrifiés pour m’aider à gagner.»

Après la course, Faria da Costa et Gallopin ont tous deux rendu hommage à l’Australien.

«Mon équipe a tenté de rendre la course la plus exigeante possible, mais Simon a été le plus rapide dans le sprint. Il avait de meilleures jambes que moi», a relaté le Portugais, par l’entremise d’un interprète.

«Tout s’est fait comme d’habitude dans le dernier tour, a renchéri Gallopin. Mais mes jambes ont bloqué et Simon était très fort. C’était en fait devenu une bataille pour la deuxième place.»

Avec sa victoire dimanche, Gerrans a consolidé son emprise sur la troisième position au classement général de l’UCI World Tour, et il est maintenant perçu comme l’un des favoris en vue des Championnats du monde qui auront lieu en Espagne, à compter du 28 septembre. Et le principal intéressé pense aussi avoir de bonnes chances.

«En remportant les deux courses au Canada, je pense avoir montré que le niveau de ma condition physique est à point. J’espère être l’un des plus sérieux aspirants», a déclaré Gerrans.

L’échappée à laquelle faisait allusion Gerrans a été déclenchée dès le premier tour de la course, qui a été disputée par un temps frisquet et venteux, et sous un ciel couvert.

Les cyclistes venaient à peine de prendre le départ que le Slovène Jan Polanc (Lampre Merida), le Belge Louis Vervaeke (Lotto Belisol) et le Français Arnold Jeanneson (FDJ.fr) se sont détachés du reste des participants avant de se faire rattraper presque aussitôt par Ryan Roth, d’Équipe Canada.

Ce quatuor a vogué allègrement devant le reste du peloton principal, qui s’est brièvement morcelé en trois groupes, se forgeant à un certain moment une avance de plus de 11 minutes sur le reste des 151 participants inscrits à l’épreuve.

Avec trois tours à faire, Polanc et Vervaeke ont commencé à se détacher de Jeanneson et de Roth, et Polanc est même parti en solitaire avec deux tours à négocier avant, finalement, de se faire rattraper par le peloton. Polanc a éventuellement terminé au 55e rang, à 1:32 secondes du vainqueur, tandis que Vervaeke a pris le 80e rang.

Par ailleurs, Vervaeke a eu l’honneur de mériter le prix du meilleur grimpeur, devant Polanc et le Néerlandais Bauke Mollema.

Le meilleur Canadien a été Michael Woods, d’Ottawa, qui s’est présenté au sein du deuxième groupe de cyclistes, à sept secondes du peloton principal. Le Québécois Hugo Houle, 45e dans la Vieille Capitale vendredi, a inscrit le deuxième temps parmi la dizaine de Canadiens présents sur le mont Royal. Il a complété le parcours au 67e rang, en 5 h 29 minutes.

Comme ce fut le cas à Québec, Antoine Duchesne, de Chicoutimi, a été contraint à l’abandon peu de temps avant la fin du huitième tour, fortement ennuyé par une tendinite au genou droit.

Des 151 participants inscrits à la course, 109 ont complété l’épreuve.

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