MONTRÉAL – Amy Purdy avait 19 ans lorsqu’elle a dû être amputée des deux jambes après avoir contracté une méningite. Treize ans plus tard, l’Américaine occupe le premier rang mondial en surf des neiges adapté, elle est devenue mannequin et sensibilise les gens à travers le monde à sa cause.

Rien ne laissait pourtant présager un tel dénouement en 1999 lorsque les médecins ne lui ont donné que deux pour cent de chances de survie. En plus de la priver de l’usage de ses membres inférieurs, la méningite a aussi affecté ses reins, ce qui a nécessité une transplantation.

«À l’époque, jamais je n’aurais pensé que ça pouvait m’arriver. J’étais apeurée parce que je ne savais pas si j’allais être capable de refaire les choses que j’aimais et même de marcher de nouveau. J’étais aussi très frustrée quand j’ai appris que la maladie aurait pu être prévenue par un vaccin», a-t-elle expliqué en entrevue téléphonique à La Presse Canadienne, lundi, à la veille de la journée internationale de la méningite.

En effet, un simple vaccin peut prévenir cette maladie qui peut causer la mort ou laisser de graves séquelles.

«Même si on survit à la méningite, on perd quelque chose, peu importe qu’on soit très fort ou en bonne santé», a-t-elle ajouté.

Purdy a toutefois fait fi des embûches liées à la perte de ses membres. Même si elle était affaiblie par l’inefficacité de ses reins, elle s’est mise au travail pour apprendre à marcher avec des prothèses.

Trois mois après avoir reçu un rein de son père, elle remportait trois compétitions de l’Association de surf des neiges des États-Unis (USASA), debout sur sa planche.

Elle a toutefois dû redoubler d’efforts pour en arriver là puisqu’elle affronte aussi des planchistes qui, contrairement à elle, n’ont parfois que de légers handicaps physiques.

En plus du surf des neiges, Purdy s’adonne aussi à la planche à roulettes et à la planche nautique.

«Je n’ai jamais eu envie d’abandonner. À un moment, quelque chose m’a poussé à surmonter les obstacles et à me battre jusqu’à la fin pour survivre. J’étais en mission», souligne celle qui donne maintenant des conférences sur la maladie afin d’inciter les gens à se faire vacciner.

Elle croit que la population est mal informée et qu’elle pense faussement que cette maladie ne la touchera jamais. Elle rappelle également que certains vaccins ne protègent que contre une seule des cinq formes de méningite.

La jeune femme de 32 ans a aussi mis sur pied un programme d’aide aux amputés pour leur permettre de pratiquer et d’exceller dans des sports de planches (nautique, à roulettes et à neige) malgré leur handicap physique.

«La création de Adaptive Action Sport (AAS) était très importante pour moi parce que je n’avais aucune ressources quand j’ai commencé alors que j’aurais bien aimé recevoir un encadrement athlétique. AAS leur permet de s’impliquer et de se développer dans ce type de sports», déclare-t-elle.

AAS tente d’ailleurs d’intégrer le surf des neiges au programme des compétitions des prochains Jeux paralympiques qui seront présentés en 2014.

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